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La directive européenne "retour" votée mercredi par le Parlement européen "ne changera rien" à la politique française en matière d'immigration, a assuré mardi Brice Hortefeux.
"Cela ne changera en rien la politique protectrice équilibrée, ferme et juste que le gouvernement mène en matière d'immigration", a déclaré le ministre de l'Immigration lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Concernant la durée maximale de maintien des immigrés irréguliers dans les centres de rétention, que le projet de directive vise à ramener à 18 mois -certains pays n'ayant aucune limitation de durée-, M. Hortefeux a affirmé qu'il n'était "pas question" pour la France de la modifier. Cette durée maximale est de 32 jours en France, et limitée à 12 jours en moyenne.
De même, pour le bannissement de cinq ans du territoire européen des immigrés en situation irrégulière reconduits à la frontière. "Nous avons obtenu que cette durée puisse être diminuée voire tout simplement supprimée", a expliqué M. Hortefeux. "La France n'est pas favorable à des politiques de bannissement."
Le ministre a enfin évoqué la question des enfants mineurs sans- papiers isolés. "Pour la France il n'est pas possible de les renvoyer dans le pays d'origine", a-t-il rappelé.
Les députés européens doivent se prononcer mercredi sur l'instauration de règles communes pour l'expulsion des migrants clandestins, dite directive du "retour". Ce projet de directive qui remonte à 2005 suscite l'indignation des organisations de défense des droits de l'homme.
Dans une tribune publiée mardi par "Le Monde", les socialistes Michel Rocard et Jacques Delors s'élèvent contre un texte qui contient "plusieurs mesures outrancières". AP
egp/pyr
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