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actu & culture


ALGER - samedi 21 juin 2008 à 19h48

Coopération nucléaire franco-algérienne: Fillon salue "un brevet de confiance à long terme"



Le Premier ministre français François Fillon a entamé samedi en Algérie une visite de deux jours, marquée par la finalisation d'un important accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil. La question délicate de l'Union pour la Méditerranée (UPM) devrait également être abordée avec le président Abdelaziz Bouteflika qu'il rencontrera dimanche.

Accompagné d'une douzaine de dirigeants de grandes entreprises françaises (Total, EADS, DCNS, GDF, Saint-Gobain, Arianespace, Lafarge et Schneider Electric, etc.) et de six ministres dont Christine Lagarde (Economie), Hervé Morin (Défense) et Valérie Pécresse (Enseignement), M. Fillon a loué l'intensité des liens bilatéraux, soulignant l'importance de l'accord de coopération nucléaire.

Cet accord-cadre est "un brevet de confiance à long terme" vis-à-vis du gouvernment algérien, a-t-il déclaré dans un discours de remise de diplômes aux étudiants de l'Ecole supérieure algérienne des affaires (ESAA), en banlieue d'Alger. L'amplitude de cet accord d'exportation de compétences -à l'initiative de Nicolas Sarkozy, qui s'était rendu en Algérie en décembre 2007- ainsi qu'une convention de coopération militaire également signée pendant la visite, sont "sans précédent entre nos deux pays", a déclaré le Premier ministre.

M. Fillon a également souligné l'importance de la circulation des personnes, rappelant que le nombre de visas accordés par la France aux Algériens a triplé en un peu plus de dix ans pour atteindre 150.000 en 2997. "L'immigration légale ne pose aucun problème à la France. Ce qui pose problème, c'est l'immigration clandestine", a déclaré le Premier ministre, insistant sur le fait que l'Algérie commençait elle aussi à être confrontée à ce type de problème.

Après la visite d'Etat de M. Sarkozy et de nombreuses visites de ministres français, l'Algérie souffle le chaud et le froid sur le projet d'Union pour la Méditerranée. Le président Bouteflika ne s'est toujours pas prononcé sur son éventuelle présence lors du sommet inaugural de l'UPM le 13 juillet à Paris.

François Fillon a exhorté l'Algérie à rejoindre l'UPM. "Nous devons écrire ensemble cette nouvelle page d'un destin partagé entre nos deux peuples", a-t-il dit, évoquant "un voisinage parfois douloureux, souvent heureux, toujours ardent entre nos deux peuples".

Le chef du gouvernement français a décrit l'UPM comme la réponse de la France au défi de la mondialisation. Il a par ailleurs reconnu des tensions sur le pourtour méditerranéen et estimé que celles-ci "sont exacerbées par des problèmes de développement". "Il est donc indispensable que la coopération soit développée", a-t-il déclaré, plaidant pour une coopération entre la rive nord et la rive sud de la Méditerranée "plus efficace et plus équilibrée".

Alors que certains pays arabes se montrent réticents à venir à Paris si Israël est présent, François Fillon a noté qu'il "n'y a aucune chance de résoudre les problèmes si on ne parle pas", jugeant par ailleurs "complètement stupides et stériles" les polémiques entourant la présence du président syrien Bachar el-Assad. AP

mon/cov/mw




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