Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Réagissant au retrait dimanche du chef de l'opposition du second tour de la présidentielle au Zimbabwe, le président français Nicolas Sarkozy a accusé le chef d'Etat sortant Robert Mugabe d'avoir "choisi la voie de la violence pour bâillonner le peuple" et averti que la France ne reconnaîtra pas le résultat du scrutin de vendredi prochain.
Dans un communiqué diffusé par l'Elysée, M. Sarkozy indique qu'il "respecte" la décision de Morgan Tsvangirai, qui a annoncé son retrait de la course pour protester contre les violences et les intimidations à l'encontre des partisans de son Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Le président français "tient pour responsable les autorités zimbabwéennes qui ont délibérément choisi la voie de la violence pour bâillonner le peuple du Zimbabwe et l'empêcher de s'exprimer librement par les urnes".
"Ces violences constituent un viol flagrant de la démocratie et des règles édictées par les chartes de l'Union africaine et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC)", estime M. Sarkozy.
L'Elysée précise que "la France n'acceptera aucune formule qui ne soit pas strictement conforme au voeu du peuple du Zimbabwe" qui ne peut s'exprimer que "dans le cadre d'un scrutin libre, juste, ouvert et transparent".
"Celui qui aura lieu vendredi ne répond plus à cette attente", estime la présidence française, laissant comprendre que Paris ne reconnaîtra pas le résultat du scrutin s'il est maintenu.
Le communiqué précise enfin que les autorités françaises et l'Union européenne vont se concerter avec l'UA et la SADC, prêtes à prendre "toutes les mesures nécessaires à l'encontre des responsables de cette mascarade électorale". AP
mgh/com/mw
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|