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A l'instar de nombre de ses homologues sud-américains, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a dénoncé la nouvelle législation européenne sur l'immigration et sa controversée "directive retour", au motif qu'elle favorise la discrimination et les préjugés à l'encontre des étrangers.
Ce texte, validé mercredi dernier par le Parlement européen, harmonise à 18 mois dans toute l'Union européenne la durée de rétention possible pour les sans-papiers et permet une interdiction de réadmission pour les expulsés allant jusqu'à cinq ans. Près de 400.000 Brésiliens résidant illégalement en Europe pourraient être concernés.
S'exprimant devant des hommes d'affaire mardi, le président brésilien a dit que "la peur de voir disparaître le statu quo et l'emploi a conduit à la discrimination et aux préjugés à l'encontre des immigrés" en Europe.
Selon lui, le problème des clandestins ne sera pas résolu en empêchant les pauvres d'entrer en Europe. "Il se résout en aidant les pays pauvres à croître et se développer", a-t-il soutenu.
A ce jour, l'Europe n'exige pas de visa d'entrée pour les ressortissants d'Argentine, du Brésil, du Chili, du Mexique, d'Uruguay et du Guatemala, à la différence des Colombiens, Paraguayens et Equatoriens, rejoints par les Boliviens. AP
pf/v739
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