Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID :
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


LONDRES - vendredi 27 juin 2008 à 14h50

Gordon Brown, sombre premier anniversaire



Gordon Brown avait juré de proposer un antidote aux charmes parfois artificiels de son charismatique prédécesseur Tony Blair. Un an après son arrivée au 10, Downing Street, le Premier ministre britannique est en difficulté.

Au moment de son entrée en fonction, l'homme était présenté comme sérieux et à même aux yeux de ses partisans de tourner la page de la débâcle de la guerre en Irak -dont Tony Blair a été un acteur clef. Mais sa crédibilité a été écornée par une malchance sur le plan économique, une cascade de bévues au sein de son gouvernement et une incapacité apparemment chronique à prendre des décisions.

L'ex-chancelier de l'Echiquier autrefois admiré a subi une déroute lors des municipales et a vu le Parti travailliste tomber à son niveau le plus bas dans les sondages depuis des décennies.

A l'image de ce qu'il a connu tout au long de ces 12 derniers mois, Gordon Brown s'est réveillé vendredi, date de son premier anniversaire à la tête du gouvernement, en apprenant une mauvaise nouvelle.

Sa formation politique est arrivée cinquième lors d'une élection organisée jeudi à Henley, dans le sud de l'Angleterre, qui visait à trouver un remplaçant à la Chambre des Communes à Boris Johnson, élu maire de Londres au mois de mai. Le candidat du Parti conservateur John Howell a décroché ce siège, après avoir recueilli 57% des suffrages, selon les résultats annoncés vendredi.

Peu prédisent la victoire de Brown aux élections attendues en 2010 et ses détracteurs se demandent s'il conduira même son parti jusqu'à ce scrutin. "La première année de Gordon Brown a amené le Parti travailliste au bord de l'extinction", a déclaré le parlementaire travailliste John McDonnell à l'Associated Press. AP

cr/v292/326