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"Je ne peux pas imaginer que le président (polonais) qui a lui même signé en bas du document" du traité de Lisbonne, "à Bruxelles d'abord, à Lisbonne ensuite, puisse remettre en cause sa propre signature", a déclaré mardi Nicolas Sarkozy à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec le président de la Commission José Manuel Barroso.
"C'est une question morale, c'est une question d'honnêteté", donc "je ne doute pas une minute que cet engagement sera tenu", a ajouté le président français. "J'aurai l'occasion de prendre contact avec le président polonais", a-t-il ajouté.
"Le courage politique, c'est pour les responsables européens d'assumer les choix qu'ils ont fait", a souligné quant à lui José Manuel Barroso. "27 Etats-membres ont signé le traité de Lisbonne. C'est donc à 27 que nous devons assurer ce que nous avons entrepris".
Au premier jour de la présidence tournante de l'Union européenne assurée par la France, le président polonais Lech Kaczynski a estimé mardi que la ratification du traité européen était devenue désormais "inutile" après le "non" des électeurs irlandais le mois dernier. AP
co/nc
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