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L'ancienne otage des FARC Ingrid Betancourt est arrivée vendredi à 16h sur la base militaire de Villacoublay, à bord d'un avion de la République française, se déclarant "comblée" d'être en France. "La France c'est chez moi, vous êtes ma famille", a-t-elle confié.
"Je rêve depuis sept ans de vivre ce moment. C'est un moment très, très émouvant pour moi", a déclaré l'ex-otage des FARC, visiblement émue, lors d'une allocution sur le tarmac en compagnie du président Nicolas Sarkozy. "Je suis comblée d'être aujourd'hui avec vous, d'être vivante et d'être libre".
"J'ai beaucoup pleuré pendant sept ans, de douleur et d'indignation. Aujourd'hui, je pleure de joie", a-t-elle également déclaré.
Ingrid Betancourt, qui voyageait accompagnée de ses enfants Mélanie et Lorenzo, a été accueillie à sa descente de l'avion par le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla. La Franco-Colombienne a descendu seule la passerelle de l'Airbus et a embrassé le couple présidentiel.
Ils ont échangé quelques paroles avant que les deux enfants d'Ingrid Betancourt et les autres membres de sa famille qui se trouvaient à bord ne sortent à leur tour de l'appareil. La conversation s'est ensuite longuement poursuivie au pied de la passerelle.
"On attendait ça depuis longtemps", a déclaré M. Sarkozy sur le tarmac. "C'est toute la France qui est heureuse que vous soyez là (...) Bienvenue, la France vous aime".
Affirmant qu'elle devait "tout" à la France, Ingrid Betancourt a rendu hommage à l'action de Nicolas Sarkozy pour obtenir sa libération, saluant un "homme extraordinaire qui a tant lutté pour moi", et aux efforts de la France qui ont conduit, selon elle, à l'opération colombienne qui lui a permis de quitter la jungle.
"Cette opération extraordinaire, parfaite, impeccable de l'armée colombienne qui me permet d'être aujourd'hui avec vous est aussi le produit de votre lutte", a-t-elle expliqué, précisant que la stratégie mise au point par Bogota "était le fruit de la réflexion commune entre Français et Colombiens".
"Vous m'avez sauvé la vie parce que je pense que si cette réflexion n'avait pas été faite au bon moment avec la force, avec l'énergie nécessaire, probablement nous aurions connu d'autres échecs", a-t-elle encore estimé. "C'est pour cela que je tiens à être aujourd'hui avec vous, à vous dire merci, à vous dire combien je vous aime, combien vous faites partie de ma vie, combien je vous dois".
Dès sa libération, Ingrid Betancourt avait expliqué vouloir venir remercier les Français de leur soutien pendant les six ans de sa captivité. Elle a indiqué qu'elle passerait quelques jours dans le pays où elle a grandi.
Elle était attendue en fin d'après-midi pour une réception à l'Elysée. AP
lp/jp/mw
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