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actu & culture


PARIS - vendredi 04 juillet 2008 à 18h10

Betancourt demande l'aide de Sarkozy pour libérer les otages des FARC



Ingrid Betancourt a demandé vendredi l'aide de Nicolas Sarkozy pour faire libérer les otages toujours aux mains des FARC en Colombie. "Je me tourne vers notre président parce qu'on a aussi besoin de lui", a déclaré l'ex-otage lors d'une réception à l'Elysée peu après son arrivée en France. "J'ai besoin de compter sur le président Sarkozy pour qu'il aille en Colombie à nouveau. Il faudra reparler avec (Alvaro) Uribe".

Après plus de six ans de captivité dans la jungle, Ingrid Betancourt a également dit rêver d'un projet entre la Colombie et la France "pour ceux qui sont sortis de la forêt avec moi hier, et pour ceux qui sont encore là-bas pour qu'ils aient une illusion, un rêve".

"Est-ce que nous pourrions leur offrir de venir en France et de finir leurs études ici pour ceux qui les ont commencées?", s'est-elle interrogée, évoquant l'idée d'une "espèce de bourse de la fraternité franco-colombienne, une bourse de la liberté".

S'adressant aux membres de ses comités de soutien, elle a également demandé leur aide pour faire libérer les derniers otages. "J'ai besoin de vous encore, parce qu'on ne peut pas les laisser là où ils sont. Ils souffrent, ils sont seuls".

Nicolas Sarkozy a répondu que "s'agissant d'abord de tous ceux qui restent prisonniers, la France n'arrêtera pas le combat". "On continuera", a-t-il assuré.

"Pour tous ceux qui ont été victimes de ces bourreaux, s'ils souhaitent venir en France il n'y a pas de problème, bien au contraire", a également affirmé le chef de l'Etat. "Tous ceux qui abandonneront les armes, qui se comporteront en respectant la dignité des personnes, la France est prête à jouer un rôle".

Nicolas Sarkozy a également indiqué qu'il se rendrait en Amérique latine avec son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner "pour parler de tout ça, pour remercier le président Uribe, pour remercier le président (vénézuélien Hugo) Chavez, pour remercier le président (équatorien Rafael) Correa, pour remercier (la présidente argentine Cristina) Kirchner, parce que c'est tout un continent qui s'est mobilisé". AP

jp/mw