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A deux jours de l'ouverture du G-8 sur l'île d'Hokkaïdo (Japon), le président français Nicolas Sarkozy a lancé samedi une nouvelle charge en faveur de l'élargissement des discussions aux pays émergents.
"Il n'est pas raisonnable de continuer à réunir le G-8", a-t-il jugé. "Ca n'est pas raisonnable de se réunir à huit pour régler les grandes questions du monde en oubliant la Chine, 1,3 milliard d'habitants, l'Inde, 1 milliard d'habitants, en n'ayant aucun pays arabe, aucun pays africain et aucun pays de l'Amérique latine", a-t-il dit, "ce n'est pas juste".
"Si on veut la paix et le développement pour le monde, il faut que tout le monde soit invité", a-t-il martelé.
Le président français a aussi redit son souhait d'une réforme du conseil de sécurité des Nations unies pour y inclure de nouveaux membres. Mais, a-t-il prévenu aux candidats à un poste de représentant permanent, "il faut qu'ils soient prêts à en payer le prix, y compris le prix du sang". "On ne peut souhaiter avoir la première place et ne pas se comporter comme un pays qui a la première place". AP
lp/cov/mw
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