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Hokkaido sous tension. Les chefs d'Etat et de gouvernement des huit pays les plus industrialisés de la planète ont commencé dimanche à arriver sur l'île nord de l'archipel japonais, à la veille de l'ouverture du sommet du G-8.
Le président américain George W. Bush, dont c'est le dernier G-8, est arrivé dans la pittoresque ville lacustre de Toyako, (à une centaine de km au sud de la ville de Sapporo) et site de la rencontre, alors que des centaines de manifestants altermondialistes défilaient contre la tenue du sommet, derrière une banderole "A bas l'impérialisme".
A moins de 200 jours de la fin de son mandat, le président américain rencontre dès dimanche le Premier ministre nippon Yasuo Fukuda.
Le Japon a mobilisé 20.000 policiers anti-émeutes pour assurer la sécurité sur Hokkaïdo, qui devrait également être survolée en continu par des avions de combat F-15, selon la presse.
La chancelière allemande Angela Merkel a fait savoir que le G-8 discuterait des moyens de renforcer les sanctions contre le Zimbabwe après la réélection contestée de Robert Mugabe. Le président sud-africain Thabo Mbeki, que l'opposition zimbabwéenne accuse d'être pro-Mugabe, et son homologue nigérian Umaru Yar'Adua, doivent rencontrer les Huit lundi.
Autre sujet clé de la rencontre, le changement climatique. Nombreux sont ceux qui espèrent que le sommet débouchera sur des engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour faire avant les pourparlers internationaux sur le dossier, alors que le protocole de Kyoto sur le changement climatique expire en 2012.
Yasuo Fukuda espère obtenir un accord sur un objectif de réduction de 50% des émissions d'ici 2050, tandis que plusieurs pays européens ou en voie de développement veulent des objectifs fixés pour 2020. Mais on ne s'attend pas à des concessions de la part de Bush, qui veut que la Chine et l'Inde, parmi les plus gros pollueurs de la planètes, s'engagent eux aussi sur des réductions de leurs émissions.
Pour le président en fin de mandat, ce qui compte, ce n'est pas de prendre de nouveaux engagements, mais de "rendre compte sur les promesses faites et de présenter des résultats", a-t-il déclaré avant son arrivée, précisant qu'il "appelerait les autres dirigeants à eux aussi remplir leurs promesses".
Le dossier de l'envolée des prix pétroliers devrait aussi figurer en bonne place, le baril de brut ayant franchi un nouveau palier à 145,85 dollars mercredi. Les Huit devraient en appeler aux pays producteurs d'or noir et plancher sur les autres solutions énergétiques.
Ce G-8 sera en tous cas une nouvelles fois dans le collimateur de ses détracteurs, notamment sur la nécessité d'ouvrir ce club très fermé à d'autres géants de la planète ayant le vent en poupe: les Huit recevront d'ailleurs mercredi les représentants de la Chine, de l'Inde, du Brésil, du Mexique et de l'Afrique du Sud. AP
nc/v
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