Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
La présidence française de l'UE "sera une présidence loyale sur la question de la candidature de la Turquie à l'Union européenne", a promis dimanche Nicolas Sarkozy au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qu'il recevait à l'Elysée avant l'ouverture du sommet de l'Union pour la Méditerranée.
Selon son entourage, le président français a promis que "si des chapitres étaient techniquement prêts, la présidence française procéderait à l'ouverture de nouveaux chapitres pendant son semestre". Nicolas Sarkozy s'est dit à plusieurs reprises hostile à l'adhésion d'Ankara à l'UE.
L'entretien entre les deux hommes a été "très, très positif, très chaleureux", a-t-on assuré de même source.
Nicolas Sarkozy "a rappelé que la question de l'Union pour la Méditerranée et la question de l'intégration de la Turquie à l'Union européenne étaient deux questions tout à fait distinctes" aux yeux de Paris.
Le Premier ministre turc "a remercié le président" et "a dit qu'il escomptait que la France fasse le nécessaire pour l'ouverture de ces chapitres", selon l'Elysée. Il a également "souhaité qu'il y ait des visites de haut niveau à Paris et à Ankara", une idée qui a été approuvée par Nicolas Sarkozy.
Les deux hommes ont également évoqué la situation intérieure en Turquie et la procédure devant la Cour constitutionnelle turque qui doit examiner une demande d'interdiction du Parti de la justice et du développement (AKP) de M. Erdogan pour activités allant à l'encontre de la laïcité. Le chef du gouvernement turc a affirmé avoir "confiance dans la décision de la Cour", tout en souhaitant que cette "décision arrive le plus vite possible".
La France quant à elle "espère que le jugement de la cour suprême sera conforme à ce qu'on pourrait attendre dans un Etat de droit et dans une démocratie pluraliste". AP
co/sb
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|