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Le chanteur colombien Juanes a donné le coup d'envoi dimanche après-midi à Paris du "Concert pour la liberté" en présence de l'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.
Alors que la fête nationale était célébrée au même moment en Colombie avec des "marches pour la paix", Juanes a donné le coup d'envoi de ce concert parisien en solidarité avec tous les otages en entonnant l'hymne national colombien, ému aux larmes, avant d'enchaîner avec son tube planétaire "La camisa negra".
Se souvenant d'avoir reçu il y a deux ans au ministère de la Culture les insignes de chevalier dans l'ordre des Arts et Lettres, où il avait plaidé la cause des otages détenus par les FARC, Juanes a confié dimanche à l'Associated Press: "Une page est tournée, mais le livre reste ouvert et il est lourd".
Ce concert, "monté en cinq jours" selon son organaisateur Vincent Doerr, "n'est pas le mien, c'est celui de tous ceux que l'on prive de liberté", et ce partout de par le monde", a lancé Ingrid Betancourt sur scène.
"Peut-être faudra-t-il faire d'autres et d'autres concerts pour que la démocratie ait enfin un sens et que soient, entre autres, libérés (tous) les otages détenus par les FARC. J'ai eu beaucoup de chance, ce n'est hélas pas le cas de tous ceux dont on a violé la simple liberté d'aller et venir", a ajouté l'ex-otage franco-colombienne, alors que s'égrenait les premières notes de "Ca fait pitié", du duo malien Amadou et Mariam, suivi sur scène par Little Bob.
"En ce jour de fête nationale, toutes les énergies de la Ville sont mobilisées, entres autres pour les otages détenus en Colombie, mais aussi pour l'otage franco-israrélien Gilad Shalit et tous ceux qui sont détenus dans le monde", a confié le maire de Paris Bertrand Delanoë devant la presse, citant également l'opposante birmane Aung San Suu Kyi. AP
xrao/mw
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