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actu & culture


PARIS - dimanche 20 juillet 2008 à 19h48

"Concert pour la liberté" à Paris en solidarité avec les otages des FARC


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Sous la houlette du chanteur colombien Juanes et de l'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, un "concert pour la liberté" s'est tenu dimanche après-midi à Paris, sur l'Esplanade du Trocadéro, en présence de quelques milliers de personnes.

Alors que la fête nationale était célébrée au même moment en Colombie avec des "marches pour la paix", tout comme dans une quarantaine d'autres pays en signe de solidarité avec les otages en Colombie, Juanes a ouvert ce concert en entonnant l'hymne national colombien, ému aux larmes, avant d'enchaîner avec son tube planétaire "La camisa negra".

Se souvenant d'avoir reçu il y a deux ans au ministère de la Culture les insignes de chevalier dans l'ordre des Arts et Lettres, où il avait plaidé la cause des otages détenus par les FARC, Juanes a confié dimanche à l'Associated Press qu'après la libération d'ingrid et ses 14 compagnons début juillet, "une page est tournée, mais le livre reste ouvert et il est lourd".

Ce concert parisien, "monté en cinq jours" selon son organisateur Vincent Doerr, "n'est pas le mien, c'est celui de tous ceux que l'on prive de liberté", et ce partout de par le monde", a lancé Ingrid Betancourt sur scène. "Comprenez que ce n'est plus le moment de verser du sang", a-t-elle lancé à l'adresse du chef des FARC Alfonso Cano, exhortant symboliquement les guerilleros à troquer leurs armes contre des roses.

"Peut-être faudra-t-il faire d'autres et d'autres concerts pour que la démocratie ait enfin un sens et que soient, entre autres, libérés (tous) les otages détenus par les FARC. J'ai eu beaucoup de chance, ce n'est hélas pas le cas de tous ceux dont on a violé la simple liberté d'aller et venir", a ajouté l'ex-otage, alors que s'égrenait les premières notes de "Ca fait pitié", du duo malien Amadou et Mariam, suivi sur scène par Little Bob.

Alors que l'acteur et chanteur espagnol Miguel Bosé était présent, on a également vu sur scène Alain Chamfort, Beverly Jo Scott ou encore les Neg'Marrons. On attendait après 20h Benjamin Biolay, Régine et "ses petits papiers" et Hugues Aufray.

"En ce jour de fête nationale, toutes les énergies de la Ville sont mobilisées, entre autres pour les otages détenus en Colombie, mais aussi pour l'otage franco-israrélien Gilad Shalit et tous ceux qui sont détenus dans le monde", a confié le maire de Paris Bertrand Delanoë devant la presse, citant également l'opposante birmane Aung San Suu Kyi.

Peu avant 19h, M. Delanoë lançait, drappé dans le drapeau colombien, le duplex entre Paris et Bogota où son homologue Samuel Moreno s'exprimait depuis la la place Simon Bolívar. "A tous nos amis colombiens, c'est tout Paris qui vous fait part de sa solidarité et qui vous dit 'libertad'" (liberté, NDLR), a lancé le maire de Bogota, lors que des écrans géants relayaient la mobilisation parisienne.

"Ainsi que je l'ai dit la semaine dernière sur la radio Caracol, la détermination des Parisiens est totale", a lancé l'édile parisien, tandis que des militants de la Fédération internatonale des comités pour la libération d'Ingrid Betancourt montraient sur scène une quarantaine de portraits d'otages, dont plusieurs décédés, les autres étant toujours détenus par les FARC. AP

xrao/mw