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Au lendemain d'une série d'attentats à Marmaris et Istanbul revendiqués par un groupe séparatiste kurde, une nouvelle explosion suspecte s'est produite lundi dans la station balnéaire d'Antalya, haut lieu touristique de Turquie, faisant trois morts et une vingtaine de blessés, selon la police.
Les autorités turques ont précisé qu'elles étaient à la recherche de deux suspects, ce qui laisse penser que l'explosion d'Antalya pourrait être la conséquence d'un attentat. Toutefois, la piste terroriste n'a pas encore été officiellement retenue.
L'explosion, survenue dans le centre d'Antalya, a éventré la façade d'un immeuble de plusieurs étages, endommagé plusieurs boutiques et provoqué un important incendie. Les corps de deux des victimes ont d'ailleurs été retrouvés carbonisés. La troisième victime est décédée à l'hôpital des suites de ses blessures.
Sur l'avenue principale d'Antalya, les secouristes ont traité à même le trottoir certains blessés au milieu des bris de verre qui jonchaient le sol.
Outre les trois morts, l'explosion a fait 20 blessés, mais ce chiffre ne prend pas en compte les blessés légers, a précisé Akif Aktug, porte-parole de la police. L'agence de presse Dogan faisait état au total de 71 blessés, dont un Jordanien et quatre touristes israéliens. Deux ressortissants russes ont également été blessés, selon le consulat. Antalya, station touristique très prisés des Russes, des Allemands et des Israéliens, attire chaque année des millions de visiteurs.
"On enquête encore sur la cause de l'explosion", a déclaré Guzide Ormeci, une porte-parole du bureau du gouverneur. "Elle s'est produite devant un bâtiment abritant des restaurants turcs", a-t-elle précisé.
Dimanche à Marmaris, autre station balnéaire turque, 21 personnes avaient été blessées dans l'explosion d'une bombe placée sous le siège d'un minibus. Parmi les victimes figuraient 11 Turcs et 10 touristes britanniques. Deux autres bombes ont explosé presque simultanément dans cette ville, ainsi qu'un colis piégé à Istanbul.
Lundi, un petit mouvement séparatiste kurde baptisé les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), probablement issu d'une scission avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a revendiqué deux des explosions de la veille: le principal attentat de Marmaris et l'explosion d'Istanbul.
Le groupe, qui avait déjà menacé de s'en prendre à l'industrie touristique du pays, a une nouvelle fois mis en garde les touristes étrangers. "La Turquie n'est pas un pays sûr. Les touristes ne devraient pas venir en Turquie", ont affirmé sur leur site Internet les Faucons de la liberté du Kurdistan. AP
sop/v0676
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