Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
Mot de passe oublié ?

Inscrivez-vous GRATUITEMENT


actu & culture


CITE DU VATICAN - vendredi 10 juillet 2009 à 19h22

Barack Obama rencontre le pape au Vatican, avant une visite riche en symboles au Ghana


Agrandir l'image

Dans la foulée du sommet du G-8 à L'Aquila, dans le centre de l'Italie, Barack Obama s'est rendu au Vatican vendredi après-midi pour s'entretenir avec le pape Benoît XVI. Lors de cette première rencontre entre les deux hommes, il devait notamment être question de la pauvreté dans le monde et du Proche-Orient, deux dossiers sur lesquels ils affichent des vues convergentes.

Avant de s'envoler pour le Ghana, où il devait effectuer le premier voyage en Afrique sub-saharienne de sa présidence, et sa deuxième visite en Afrique après celle effectuée au Caire début juin, Barack Obama a été reçu en audience par le pape au Vatican.

Plusieurs centaines de personnes s'étaient pressées le long de l'avenue qui mène à la place Saint-Pierre de Rome pour assister à son arrivée. Le président américain a fait des signes en direction de la foule alors qu'il se dirigeait vers le palais apostolique.

"C'est un grand honneur pour moi, merci beaucoup", a déclaré M. Obama en rencontrant Benoît XVI. A son hôte qui lui demandait comment s'était passé le sommet du G-8, le président américain a répondu que la réunion de chefs d'Etat et de gouvernement avait été "très productive".

Les deux hommes s'étaient déjà parlé au téléphone, mais c'est la première fois qu'ils se rencontraient. L'épouse de M. Obama, Michelle, et leurs deux filles avaient également fait le déplacement. Elles ont rencontré le pape et devaient également visiter la basilique Saint-Pierre et la chapelle Sixtine.

Des collaborateurs du président américain ont précisé que cette visite avait essentiellement une dimension personnelle et spirituelle pour Barack Obama, un chrétien protestant, qui, enfant, a été inscrit pendant quelques années dans une école catholique, en Indonésie, par son père musulman.

Barack Obama et le pape affichent des vues similaires sur un certain nombre de dossiers. Sur le Proche-Orient, ils se sont ainsi prononcés récemment pour la création d'un Etat palestinien. Les deux hommes sont également sur la même longueur d'onde sur la pauvreté. Dans une récente interview à des journalistes catholiques, M. Obama a exprimé son souci que la crise financière mondiale ne "pèse pas de manière disproportionnée sur les pays les plus pauvres et les plus vulnérables".

"Nous savons que le pape a suivi avec attention la main tendue" de Barack Obama au monde musulman, symbolisée par son discours du Caire du 4 juin, a déclaré cette semaine Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche. Le pape est également d'accord avec M. Obama sur un dossier qui a fait l'objet d'un accord lundi à Moscou entre les Etats-Unis et la Russie: la réduction des arsenaux nucléaires.

Restent toutefois des divergences profondes sur l'avortement et la recherche sur les cellules souches, auxquels le Vatican est fermement opposé, contrairement au président américain. M. Obama a reconnu récemment qu'il avait, selon les sujets, des "accords profonds" et "certains désaccords" avec Benoît XVI.

Barack Obama devait quitter l'Italie vendredi soir pour le Ghana, où l'on s'attendait à un accueil chaleureux pour le premier président américain de descendance africaine -son père était kényan. En raison de l'heure d'arrivée tardive prévue du chef de la Maison Blanche et de sa famille, la principale cérémonie d'accueil a été programmée pour samedi à Accra.

M. Obama est le troisième président américain de suite à visiter cette démocratie relativement stable, citée comme un modèle pour l'Afrique. Il a choisi le Ghana "car c'est un exemple admirable de gouvernance démocratique et de société civile vivante", explique Michelle Gavin, une conseillère de la Maison Blanche. Cela fait "contrepoint à ce que l'on entend souvent sur l'Afrique".

Samedi, le premier président noir des Etats-Unis effectuera une visite hautement symbolique au château de Cape Coast, un site historique de la traite des Noirs. Il s'entretiendra également avec son homologue John Atta Mills et s'exprimera devant le Parlement ghanéen, avant de reprendre l'avion pour Washington. AP

lma/v274/178/456/tl