Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a comparu mardi pour la première fois devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), où son procès pour crimes de guerre, génocide et crimes contre l'humanité s'est ouvert la semaine dernière.
Karadzic, accusé notamment d'avoir orchestré le massacre de 8.000 musulmans à Srebrenica (Bosnie) en 1995, avait boycotté les trois premiers jours du procès. Il dit ne pas avoir eu suffisamment de temps pour préparer sa défense, qu'il compte assurer lui-même.
Il a souligné mardi qu'il avait encore besoin de temps. "Je ne veux pas boycotter ces débats mais je ne peux pas prendre part à quelque chose de mauvais depuis le départ, où mes droits fondamentaux ont été violés", a-t-il affirmé au cours de cette audience de procédure.
"La situation est telle que je serais véritablement un criminel si je devais accepter ces conditions, entrer dans un procès pour lequel je ne suis pas prêt", selon lui. Inculpé en 1995 par le TPIY, Radovan Karadzic a été arrêté le 21 juillet 2008 à Belgrade et extradé neuf jours plus tard à La Haye où se trouve le tribunal.
Le procureur Hildegard Uertz-Retzlaff a demandé mardi aux juges d'imposer un avocat à l'accusé, qui refuse. "Je n'ai besoin de personne, juste de temps", a-t-il fait valoir.
"On ne doit pas laisser M. Karadzic manipuler les débats par sa décision de ne pas assister aux audiences", a souligné le procureur. Et, "si nécessaire, la force peut être utilisée pour s'assurer de sa présence dans la salle d'audience", a-t-elle noté.
Le président du tribunal, le juge O-Gon Kwon, a déclaré que les trois magistrats de la cour feraient connaître leur décision au cours de la semaine. Les audiences sont d'ici là suspendues. AP
ll/v0480
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|