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La junte militaire birmane au pouvoir en Birmanie refuse d'examiner les graves violations des droits de l'homme dans le pays, à déploré vendredi dans un rapport l'enquêteur spécial de l'ONU en Birmanie.
Paulo Sergio Pinheiro a estimé dans un rapport publié vendredi que cette "culture de l'impunité" constituait le principal obstacle à la sauvegarde et au respect des droits de l'homme dans ce pays d'Asie du sud-est, et considéré qu'elle avait conduit à une augmentation des inégalités entre les plus pauvres et les plus riches.
"Aucune enquête n'est effectuée sur ces violations et leurs auteurs ne sont pas poursuivis", a écrit l'envoyé spécial de l'ONU, qui a fait état d'exécutions sommaires, de torture, travail forcé, violence sexuelle et de recrutement d'enfants soldats.
Il a ajouté que "des membres de l'armée" faisaient partie des individus qui se rendaient coupables de violations des droits de l'homme mais n'étaient pas poursuivis.
Le gouvernement de la Birmanie n'a pas autorisé Paulo Sergio Pinheiro a entrer dans le pays depuis 2003. Le représentant de l'ONU, qui a relevé que la situation allait en s'aggravant, a expliqué qu'il avait obtenu ses informations grâce à des sources diverses, indépendantes et recoupées.
La junte militaire a pris le pouvoir en 1988, après avoir écrasé le mouvement pour la démocratie emmené par la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi. Le nombre de prisonniers politiques en Birmanie était estimé à 1.185 fin août, selon M. Pinheiro, qui a précisé que ces données n'incluaient pas les prisonniers détenus dans les zones contrôlées par certaines ethnies ou dans des lieux secrets. AP
gb/v44
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