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La Chine accueille ce week-end les représentants de la quasi-totalité des pays africains à l'occasion d'un sommet sans précédent, destiné à approfondir les relations économiques et politiques entre le continent le plus pauvre et l'une des économies les plus dynamiques du monde.
Pékin va profiter de l'occasion pour se présenter comme un partenaire sincère, alors que certains s'interrogent sur les intentions du pays qui tente d'accéder à de nouvelles ressources naturelles, y compris en coopérant avec certains des Etats les moins démocratiques.
"L'Afrique a besoin de la Chine et la Chine a besoin de l'Afrique", a lancé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Liu Jianchao vendredi, à la veille de l'ouverture du sommet. Sur les 53 pays africains, 48 seront représentés à Pékin, dont 41 par un chef d'Etat ou de gouvernement.
M. Liu a expliqué que le sommet de samedi et dimanche sera l'occasion de promouvoir la coopération, notamment économique, et que Pékin devrait annoncer "une séries de mesures importantes" pour l'amélioration de ses relations avec l'Afrique. La Chine pourrait annoncer l'annulation de plusieurs milliards de dollars de dette, selon certaines informations. Il s'agit, a-t-il dit, de "favoriser le développement mutuel, d'élever le niveau de vie en Afrique et en Chine, et de contribuer au développement de la paix mondiale".
La présence chinoise en Afrique, qui fournit 30% du pétrole consommé en Chine, a pourtant suscité certaines réticences. Les syndicats africains contestent en particulier les conditions de travail imposées par les entreprises chinoises et l'arrivée de produits à bas prix.
La Chine est aussi jugée trop proche de dirigeants peu respectueux des droits de l'Homme, comme le président soudanais Omar al-Béchir ou son homologue du Zimbabwe Robert Mugabe. La Banque mondiale a également estimé que les prêts chinois, largement distribués, pourraient contribuer à la corruption et à l'endettement de l'Afrique.
"La Banque mondiale n'est pas la seule à fournir de l'aide aux pays africains, et aucune organisation internationale ou aucun pays ne peut monopoliser les relations avec l'Afrique", a écarté Liu Jianchao. Les autorités chinoises affirment que leur implication sur le continent noir a permis d'améliorer le niveau de vie moyen sans s'impliquer dans les affaires internes.
Un position bien accueillie en Afrique, où la Chine est souvent perçue comme un partenaire moins exigeant que les autres, comme l'a souligné la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf: "je pense qu'ils autorisent à l'Afrique un peu plus de flexibilité dans la détermination de leurs objectifs de développement." AP
lp/v0/sb
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