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actu & culture


ISTANBUL - mardi 21 novembre 2006 à 14h04

La Turquie ne réagira pas aux ultimatums de l'UE sur Chypre



La Turquie ne réagira pas aux ultimatums fixés par l'Union européenne sur la question de Chypre, a affirmé mardi le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül au lendemain de la mise en garde de Bruxelles lancée à Ankara.

Lundi, l'UE avait mis en garde Ankara, jugeant que la Turquie devait accélérer ses efforts en vue de résoudre la querelle sur Chypre si elle veut poursuivre les pourparlers en vue de son adhésion. "Des questions comme celle de Chypre ne peuvent être réglées par le chantage ou des ultimatums", a déclaré Abdullah Gül.

Le Premier ministre finlandais Matti Vanhanen, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union, avait rappelé à la Turquie la date-butoir du 6 décembre pour accepter un plan de compromis. Faute de quoi, l'UE, qui se retrouve en sommet la semaine suivante, pourrait suspendre les négociations, entamées en octobre 2005.

La Turquie refuse d'ouvrir ses ports et aéroports à Chypre, membre des Vingt-Cinq, exigeant en préalable la levée de l'embargo international imposé aux chypriotes turcs dans le nord de l'île. Ankara a déployé 40.000 soldats sur place et soutient un gouvernement qui n'est reconnu par aucun autre pays dans le monde.

Le sommet européen se réunit les 14 et 15 décembre pour examiner la poursuite ou non des pourparlers d'adhésion. Leur décision doit se baser en partie sur une recommandation de la Commission européenne, qui doit la rendre le 6 décembre au plus tôt.

S'exprimant à l'issue d'une rencontre avec le négociateur turc auprès de l'UE Ali Babacan et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, Abdullah Gül a fait part de son espoir que la diplomatie règle la question chypriote. Il a ajouté qu'il se rendrait à Helsinki dimanche pour des discussions sur le plan de compromis finlandais.

"Les Finlandais consacrent beaucoup d'énergie pour résoudre cette question, et nous les soutenons", a ajouté le chef de la diplomatie turque, avant d'affirmer: "Si une solution pouvait être trouvée, nous répondrions volontiers 'oui'".

Abdullah Gül a répété la seule condition turque, c'est-à-dire que les chypriotes turcs soient autorisé à entamer des échanges commerciaux avec d'autres pays, et que tout accord comporte cette précision. M. Erdogan a appuyé cette position. "Lorsque des choses que nous ne pouvons pas accepter nous sont présentées, il nous est impossible de les signer", a expliqué le Premier ministre. AP

ma/v266/ir/v339




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