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L'Assemblée générale des Nations unies a adopté vendredi soir une résolution exprimant sa "grave inquiétude" sur les violations persistantes des droits de l'homme en Birmanie, particulièrement contre les minorités.
La résolution, élaborée à la suite d'un rapport rendu par un envoyé spécial de l'ONU, appelle la Birmanie à mettre fin aux atrocités perpétrées dans le cadre de ses efforts pour supprimer l'insurrection dans la province de Karen.
Dans le texte, l'assemblée générale de l'ONU demande au gouvernement militaire du pays d'en "finir avec les violations systématiques des droits de l'homme et libertés fondamentales en Birmanie".
Elle demande également au gouvernement de "prendre des mesures urgentes pour mettre un terme aux opérations militaires visant des civils dans les zones ethniques", et aux violations qui en découlent, notamment le recrutement d'enfants soldats et l'usage de la torture.
L'Assemblée générale de l'ONU avait déjà adopté une résolution similaire il y a un an, mais une association de protection des réfugiés le long de la frontière entre la Birmanie et la Thaïlande estime que les violences se sont aggravées, forçant 82.000 personnes à fuir cette année.
Depuis 1996, plus de 3.000 villages ont été détruits ou abandonnés dans l'est de la Birmanie, et plus d'un million de personnes ont été déplacées, selon le plus récent rapport du Consortium de la frontière Thaïlande-Birmanie.
La junte militaire a pris le pouvoir en 1988, après avoir écrasé le mouvement démocratique conduit par la militante Aung San Suu Kyi. Les militaires ont refusé de quitter les affaires après leur défaite aux élections de 1990. AP
gb/v2276
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