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La Chine s'inquiète lundi du déséquilibre démographique entre les sexes, s'engageant à mieux protéger les fillettes et à renforcer les sanctions à l'égard des personnes procèdent à des avortements selon le sexe de l'enfant.
Ces mesures soulignent l'inquiétude grandissante du pouvoir à l'égard du déséquilibre démographique provoqué par la préférence traditionnelle pour les héritiers mâles qui pousse encore des couples à préférer un avortement plutôt que d'avoir une fille, ainsi que par la politique de l'enfant unique.
Ce déséquilibre représente "un danger caché" pour la société qui "aura des conséquences sur la stabilité sociale", selon l'agence de presse Chine nouvelle, qui cite un communiqué diffusé par le Parti communiste au pouvoir et le gouvernement.
Le texte ajoute que les personnes qui "conduiront des examens illégaux pour connaître le sexe du foetus et qui procéderont à des avortements sélectifs risqueront de graves sanctions". Le communiqué précise également que la protection des petites filles devra être améliorée en punissant ceux qui tuent, abandonnent ou blessent des enfants. Aucun autre détail n'a été fourni.
Selon l'agence de presse, il est né 118 garçons pour 100 filles en 2005, bien au-delà de la moyenne des pays industrialisés d'entre 104 et 107 garçons pour 100 filles. Dans certaines régions, le chiffre a atteint 130 garçons pour 100 filles.
L'utilisation d'un appareil échographique ou de toute autre méthode pour découvrir si un foetus est une fille ou un garçon est interdite en Chine. Mais les médecins qui y ont recours risquent généralement de simples sanctions administratives, et non criminelles.
En revanche, l'avortement sélectif est autorisé pour des raisons médicales. Les personnes qui effectuent des échographies ou avortement illégaux risquent une amende minimum de 10.000 yuans (1.255 dollars, 980 euros) ou plus selon les profits qu'ils en ont tirés.
Mais si inverser ce déséquilibre démographique est une priorité, la Chine entend bien poursuivre sa politique de limitation des naissances mise en place à la fin des années 70, précise Chine nouvelle. Pékin estime que cette politique a permis d'empêcher 400 millions de naissances et participé à son rapide développement économique. AP
ir/v325
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