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Le bureau du Tibet en France a annoncé mercredi que le dalaï-lama annulait son prochain séjour en France, en Espagne et en Finlande, ses médecins lui ayant demandé de se reposer après une année "exténuante". Le dalaï-lama fête ses 71 ans jeudi.
Le chef spirituel des bouddhistes tibétains devait séjourner en France du 12 au 23 juillet. Il devait donner un enseignement de cinq jours à Rennes et se rendre à Verdun le 14 juillet.
"Suite à la succession ininterrompue de voyages effectués cette année, les médecins ont demandé au dalaï-lama de se reposer pendant quelques semaines. Il n'a aucun problème de santé en particulier, juste un vrai besoin de repos après une année exténuante. Ils ont donc pris la décision, à contrecoeur, d'annuler tous ses obligations, voyages, enseignements prévus en juillet", précise le bureau du Tibet dans un communiqué.
Le dalaï-lama a fui le Tibet en 1959 à la suite d'un soulèvement raté contre l'occupation chinoise. Aujourd'hui, il ne revendique plus l'indépendance mais simplement une autonomie authentique au sein de la Chine pour la "Région autonome du Tibet". Des pourparlers ont eu lieu récemment entre les autorités de Pékin et des représentants du chef spirituel tibétain. Ces échanges n'auraient "pas permis de progrès substantiels", selon le président du gouvernement tibétain, Champa Phuntsok, qui en fait porter la responsabilité sur le dalaï-lama qu'il accuse de ne pas avoir renoncé à détacher le Tibet de la Chine.
C'est ce qu'il a déclaré mardi lors d'une conférence de presse exceptionnelle accordée à des journalistes occidentaux dans la capitale tibétaine, Lhassa. Au Tibet, la réalité du pouvoir n'est pas détenue par le chef du gouvernement mais par le chef du parti communiste local, un Chinois d'ethnie han. M. Phuntsok est tibétain.
Pour sa part, Thrupten Samphal, porte-parole du gouvernement tibétain en exil à Dharamsala en Inde, a indiqué que les discussions de Pékin, qui ont donné lieu à quatre rencontres, avaient été "fructueuses" et "qu'il "y avait eu un changement de paradigme dans l'attitude des Chinois". En effet, a-t-il expliqué, auparavant "les Chinois n'écoutaient pas les représentants tibétains, (alors que) maintenant ils sont très désireux de comprendre et de discuter des propositions mises en avant par les émissaires du dalaï-lama".
Les premiers contacts remontent à 2002 mais les deux parties se sont abstenues jusqu'à présent d'en donner la teneur.
La dernière séance de négociations s'est tenue en février dans le sud de la Chine. Elle aurait tourné autour de la revendication autonomiste ainsi que du souhait du dalaï-lama d'effectuer une visite de réconciliation en Chine.
Interrogé sur le désir émis par le chef spirituel de finir sa vie dans sa patrie, Champa Phuntsok a répondu qu'il s'agissait "seulement de mots vides, d'un moyen pour lui de parvenir à l'indépendance du Tibet". AP
Bg/v/com/tl
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