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Lucky Luke fait son retour au cinéma. Cette fois-ci, le célèbre cow-boy de la bande dessinée de Morris et Goscinny reprend vie dans une adaptation en animation de "La caravane", un des albums du duo. Dans "Tous à l'ouest" (mercredi sur les écrans français), on suit le héros, les Dalton, Rantanplan et une bande d'immigrants de New York à la Californie, un parcours parsemé de multiples embûches.
Une fois n'est pas coutume, les Dalton viennent de se faire la malle. Nous sommes à New York, en 1855, et les banques et les armureries n'ont qu'à bien se tenir. Mais Lucky Luke, qui tire toujours plus vite que son ombre, n'est pas loin et il veille au grain. Après une folle course-poursuite dans New York, il ne tarde pas à mettre la main sur les quatre frères avec, du plus petit au plus grand, le méchant et malin Joe, Jack, William et le benêt Averell.
Mais entre-temps, les Dalton ont caché leur magot dans l'un des chariots d'une caravane d'immigrants européens qui veulent se rendre en Californie pour prendre possession des terrains qu'ils viennent d'acheter à un escroc, Crook, personnage inventé pour cette histoire. Car ce dernier leur a donné seulement 80 jours pour traverser les Etats-Unis, faute de quoi ils n'auront rien du tout. Et il compte bien les empêcher d'arriver à destination en temps et en heure.
Pour récupérer leur butin, les Dalton doivent fouiller tout les chariots. Joe a alors une idée de génie (apparemment en tous cas): contraindre Lucky Luke à accompagner les immigrants jusqu'à destination, et embarquer avec eux dans la caravane, dans un chariot-cellule où ils auront un boulet attaché au pied. Avec l'espoir, mais est-ce bien raisonnable, de récupérer l'argent et de se débarrasser de Lucky Luke...
Réalisé par Olivier Jean-Marie, "Tous à l'ouest", un film du studio Xilam, aura coûté 15 millions d'euros de budget et nécessité 220.000 dessins réalisés à la main, soit 20 mois de travail pour 120 artistes. Le film, qui mélange les techniques de la 2D et de la 3D, a été fabriqué en France, essentiellement à Paris.
On reconnaîtra les voix de Lambert Wilson (Lucky Luke), de Clovis Cornillac (Joe), de François Morel (Rantanplan, rien de surprenant à ce qu'il soit un peu "Deschiens"), Dee Dee Bridgewater (Molly), Titoff (Monsieur Pierre), Jean Piat (Spike Goodfellow) et Michael Lonsdale (Bartleby).
L'animation est excellente et le scénario bien construit, bien qu'il ne réserve pas de surprise, avec une bande-son qui pourra rappeler les longs métrages de Kusturica. L'histoire reste toutefois très classique, collant peut-être trop à la bande dessinée, mais le film est avant tout destiné aux enfants. Avant les fêtes de fin d'année, il pourra aussi être vu en famille, car Lucky Luke, un peu comme Tintin, compte des fans de tous âges. AP
pyr/sb
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