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Voulant plus que jamais "libérer les forces du travail", Nicolas Sarkozy est allé défendre vendredi à Lyon les mesures phares de son "paquet fiscal" face à des ouvriers, des chefs d'entreprises et des investisseurs.
Accompagné de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui devra défendre le projet à l'Assemblée nationale à partir du 10 juillet, le chef de l'Etat a par ailleurs estimé qu'être passé sous la barre des 2 millions de chômeurs n'était pas suffisant. "On est encore trop haut", a-t-il dit.
"Le plein emploi, c'est 5% (de chômeurs). On peut y arriver, (...) Je m'y suis engagé ", a souligné le président. Selon lui, la solution est de "libérer les forces du travail" car "les Français sont prêts à travailler davantage quand on les paye davantage". "Avec les 35 heures, il y a plus de chômeurs et moins de pouvoir d'achat. Ce partage du travail est synonyme d'échec", a-t-il poursuivi.
Répondant aux critiques sur son omniprésence sur le terrain et son "hyper-présidence", Nicolas Sarkozy a expliqué qu'un chef devait être "à la tête de l'équipe et pas derrière". "Un leader, un chef, un élu (...) doit être à la tête de l'équipe. Il ne doit pas être derrière. Il doit être à la tête pour entraîner et pour assumer", a-t-il dit.
"C'est aussi important pour moi d'être ici sur le chantier que d'être au sommet international du G-8. J'irai en permanence sur le terrain pendant ces cinq ans pour être le président de tous les Français", a-t-il ajouté. "Certains critiquent (le fait) que je m'occupe de tout, mais je n'ai pas été élu pour m'occuper de rien".
Nicolas Sarkozy a donc fait acte de pédagogie en expliquant aux ouvriers l'exonération de charges et d'impôts sur les heures supplémentaires. "Tout sera dans votre poche!", leur a-t-il lancé. Il a aussi évoqué les intérêts d'emprunt immobilier déduits des impôts, ou la défiscalisation du travail étudiant.
En s'appuyant sur l'exemple de l'entraîneur du Racing Club de Lens Guy Roux, jugé trop âgé à 68 ans pour travailler selon la Ligue de football professionnel, le président a souligné qu'il ne fallait pas empêcher les seniors de travailler après l'âge légal de la retraite s'ils le souhaitaient.
Au cours d'une table ronde organisée avec des créateurs de start-up et des investisseurs, Nicolas Sarkozy a également relevé qu'il ne fallait pas avoir peur de faire des erreurs ou d'échouer. "En France, on a une fascination pour l'échec (...), mais un échec ce n'est pas bien grave". Selon lui, il faudrait arriver à faire comprendre aux Français "que la réussite n'est pas suspecte et que l'échec n'est pas définitif". AP
bia/co/mw
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