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actu & culture


PARIS - lundi 23 juillet 2007 à 22h48

Rama Yade souhaite "en finir" avec "l'arrogance française"



"Ambitieuse" pour la France, afin qu'elle soit "de retour" sur le terrain des droits de l'Homme, la secrétaire d'Etat Rama Yade souhaite "en finir" avec "l'arrogance française", en recensant toutes les condamnations du pays par la Cour européenne des droits de l'Homme.

"Il faut en finir avec ce que certains appellent l'arrogance française", déclare la secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme dans un entretien au "Parisien-Aujourd'hui en France" à paraître mardi. "Je vais demander à ce qu'on recense l'ensemble des condamnations de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme: je veux savoir pourquoi on a été condamnés et quelles réponses on a apporté", .

"Une fois que cela sera fait, je veux faire savoir que si la France ne doit plus donner de leçons au monde, elle a un message à porter", poursuit-elle, avant d'ajouter que la présidence française de l'Union européenne en 2008 sera l'occasion de porter "haut et fort les valeurs des droits de l'Homme".

Exposant ses priorités (les enfants, les droits des femmes, la justice pénale internationale, la liberté de la presse), la secrétaire d'Etat affirme qu'il est "inacceptable" que des défenseurs des droits de l'Homme ne soient pas reçus dans certaines ambassades françaises et souhaite que celles-ci "deviennent des maisons des droits de l'Homme" où "les opprimés du monde entier" trouvent "une oreille attentive".

Estimant que sur le plan politique, "il faut être capable de parler à tout le monde", Rama Yade se justifie sur sa rencontre avec l'un des ministres du président Zine El Abidine Ben Ali lors de son voyage en Tunisie. "Je ne vois pas ce qu'il y a de scandaleux à parler des droits de l'Homme avec les autorités d'un pays, (...) à partir du moment où je m'entretiens aussi avec la vice-présidente de la Ligue tunisienne des droits de l'homme", justifie-t-elle, critiquée par la Ligue française des droits de l'Homme.

Interrogée sur son refus de rencontrer le président congolais Sassou N'Guesso lors de son passage à Paris, elle expliqué avoir "estimé qu'une rencontre dans un hôtel parisien n'était pas le moyen le mieux adapté pour parler des droits de l'Homme". AP

lat/sb




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