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Le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray redoute de voir se renouveler à l'élection présidentielle de 2007 le scénario du 21 avril 2002 qui avait vu le candidat du parti, Lionel Jospin, se faire barrer la route du second tour par Jean-Marie Le Pen.
"Le risque est réel", a admis M. Dray dans un entretien paru jeudi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Au début, il y a beaucoup de bonnes intentions mais, dans le feu de l'action, chacun cultive ses différences. Et c'est meurtrier".
"Nous ne voulons pas recommencer à l'identique la gauche plurielle des années 1990", a indiqué le député de l'Essonne, mais plutôt "un accord de gouvernement pour construire une gauche durable".
"Nous voulons être à l'écoute de nos partenaires, en permanence et pas seulement à la veille des élections", a-t-il ajouté, non sans donner "un conseil d'ami" à ces mêmes partenaires: "Les électeurs de gauche veulent l'unité, le rassemblement, et ils se souviennent de 2002. Ils auront le réflexe du vote utile".
"Ce n'est pas en culpabilisant les électeurs des autres familles politiques dont le candidat socialiste aurait besoin", avait déclaré mercredi Dominique Voynet, candidate des Verts. "Que le candidat socialiste soit bon, qu'il défende un projet socialiste, qu'il mobilise les électeurs socialistes", c'est la "seule façon de conjurer le risque" d'être émiminé au premier tour. AP
ca/mw
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