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La sénatrice Vert de Seine-Saint-Denis Dominique Voynet a déploré mardi que "les amendements déposés au Sénat" dans le cadre de l'examen du projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés (OGM) "le vident de toute consistance". Pour la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, ces amendements ne sont pas "tous là pour vider de son sens la loi", mais certains lui "semblent problématiques".
"Le gouvernement tient bon, affiche la volonté de répondre aux concitoyens mais tout se passe comme s'il y avait une division d'étage: d'un coté la vertu incarnée par le gouvernement, de l'autre la tentation de détricoter le travail, confiée à certains parlementaires", a analysé sur France Info.
"Il faut rentrer dans le détail pour voir les choses" avec des "amendements déposés au Sénat, (qui) n'améliorent pas le projet, le vident de toute consistance", a jugé Mme Voynet. "Le débat est très difficile".
Regrettant que les parlementaires soient informés sur les OGM par les semenciers comme si "les médecins étaient formés par les laboratoires pharmaceutiques", la sénatrice a estimé que "beaucoup de parlementaires ont été l'objet de pressions importantes de la part de firmes semencières", sans dire lesquelles.
A titre d'exemple, l'ancienne ministre de l'Environnement a cité "l'amendement qui créé un crime pour ceux qui fauchent des parcelles, alors que rien n'est dit de la responsabilité des firmes qui disséminent depuis des années dans l'illégalité totale".
Interrogée sur i>télé, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet "ne trouve pas que les amendements soient tous là pour vider de son sens la loi", mais certains lui "semblent problématiques".
"Quand on me dit qu'on va restreindre la saisine" de la Haute autorité sur les OGM "aux seules associations de consommateurs, il faut qu'on en discute", a noté Mme Kosciusko-Morizet. Quant au principe de précaution, "il est dans la Constitution, c'est un principe fondateur, il n'est remis en cause par aucun des participants au débat parlementaire".
"La première victoire de cette loi, c'est qu'il y ait un débat", a salué la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, jugeant "normal que ledit débat soit vif. AP
ljg/mw
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