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Vincent Lena, secrétaire national au Parti socialiste à la rénovation urbaine, a vu dans le plan pour les banlieues dévoilé vendredi par Nicolas Sarkozy une "ixième annonce de redéploiement" de moyens, sans création. Si "certaines mesures vont dans le bon sens, il y a surtout une absence totale de moyens nouveaux", a-t-il dit à l'Associated Press.
"La portée du plan elle-même nous laisse un peu perplexe. On regarde ça et on s'aperçoit qu'il y a peu de quartiers concernés, peu de jeunes. Pour tout dire, ça nous donne l'impression d'un mini-plan", alors que M. Sarkozy "avait suscité une telle attente en évoquant un 'Plan Marshall des banlieues'".
Pour M. Lena, "ce sont des mesurettes, pour la plupart recyclées". Selon lui, le chef de l'Etat a prononcé "un discours sans possibilité de concrétisation" dont le message est que "chacun se débrouille".
A un mois des municipales, "on a eu le sentiment que le président voulait annoncer lui-même les choses pour rassurer peut-être son électorat. Il a joué sur la peur qu'on pouvait avoir vis-à-vis de ces quartiers dans lesquels on trouvait, des 'voyous', de la 'racaille'", a ajouté M. Lena. "On a le sentiment qu'il a voulu rassurer un petit peu cet électorat, en lui disant non seulement 'on ne mettra pas beaucoup d'argent, rassurez-vous', mais "en plus: "on va redéployer des policiers". AP
ap/mw
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