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Le Parti socialiste a dénoncé jeudi "la communication mensongère du gouvernement" sur le bilan d'une année de contrat nouvelles embauches. Voulu par le Premier ministre Dominique de Villepin, le CNE est entré en vigueur le 3 août 2005 avec la publication des ordonnances du "plan d'urgence pour l'emploi" au Journal officiel.
"Face (au) bilan du CNE quasi-nul en termes d'emploi et d'abord caractérisé par une profonde insécurité juridique", le Parti socialiste rappelle dans un communiqué qu'il "s'engage à abroger ce dispositif" en cas de victoire en 2007.
"Le gouvernement ne saurait décemment invoquer les seules intentions d'embauche déclarées à l'ACOSS (qui par hypothèse ne prennent pas en compte les ruptures de contrats), ou les résultats d'études faites par telle ou telle organisation patronale pour dresser le bilan du CNE", souligne Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises.
Il juge également "tout à fait remarquable que, selon l'"enquête emploi" de l'UNEDIC, si plus de la moitié des embauches ont eu lieu dans les entreprises de moins de vingt salariés en 2005, la proportion était exactement la même en 2004, quand le CNE n'existait pas". Le PS rappelle également "que la légalité du CNE est contestée par la totalité des organisations syndicales, nombre d'experts et de partis politiques et que plusieurs instances judiciaires sont en cours". AP
co/com/mw
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