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"Vous n'êtes pas condamnés à mourir", a lancé mardi Nicolas Sarkozy, qui s'est rendu dans la campagne de l'Allier soigner son image auprès du monde rural, défendre sa politique économique et proposer quelques coups de pouce supplémentaires sur la question du pouvoir d'achat ou sur celle de l'investissement.
Même à la campagne, "il peut y avoir des activités économiques. On peut être compétitif et on peut conquérir le monde", a lancé le président qui a visité un "pôle d'excellence rural" installé en milieu rural pour produire des compléments alimentaires à base de plantes. Ici, 200 emplois, dont un quart consacrés à la recherche ont été créés grâce à la collaboration de quatre entreprises et au "capitalisme familial" salué par le chef de l'Etat.
"L'une des faiblesses de l'économie française, c'est qu'on a des petites entreprises qui ne deviennent pas des moyennes entreprises", a déploré M. Sarkozy, qui a insisté sur l'impact de ses réformes économiques phares sur le développement du "capitalisme familial", comme les allégements de l'ISF. "On veut vous aider au maximum", a-t-il insisté. Lors d'une table ronde avec plusieurs dirigeants d'entreprise, il a ensuite émis l'idée qu'un système de "caution publique" puisse aider les porteurs de projet à investir dans un projet d'entreprise.
Quant aux salariés, ils bénéficient du nouveau système des heures supplémentaires défiscalisées, a rappelé Nicolas Sarkozy. Pour booster un peu plus leur pouvoir d'achat, le président a aussi proposé que l'intéressement soit complété, de façon à ce que les sommes touchées par les employés comptent dans le calcul de leur retraite.
Revenant sur les hausses des prix constatées dans les rayons d'alimentation des supermarchés, il a jugé que "ça n'est pas normal ce qui se passe". "Il n'y a aucune raison que les Français se voient rogner une partie de leur pouvoir d'achat sur des hausses de prix qui ne correspondent ni à une réalité dans le processus de fabrication, ni à une équité", a lancé le président. Il a promis de "porter le fer là où ça fait mal", rappelant l'enquête commandée aux services de la concurrence de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui se trouvait à ses côtés.
"Je ne suis pas un petit gars de la campagne", a reconnu le président citadin, qui a reçu un accueil plutôt chaleureux de la part des habitants de l'Allier. "Ils disent ce qu'ils pensent", a commenté M. Sarkozy à l'intention des journalistes, alors que la foule le saluait à coup de "bravo", "continuez" et même "on vous adore". Une opinion qui diffère de ce qu'on peut lire dans la presse à son propos? "Je crois oui, ou de ce qu'on entend", a-t-il glissé. Après un passage dans un atelier de confection de la marque de luxe Louis Vuitton à Saint-Pourçain-sur-Sioule, le président a quitté l'Allier un sac sous le bras. "Vous savez à qui je vais le donner", a-t-il souri. AP
lp/cov/mw
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