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actu & culture


LYON - mardi 04 mars 2008 à 18h57

Visite éclair de Fillon à Lyon pour soutenir un Perben à la traîne


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A cinq jours du premier tour des municipales, le Premier ministre François Fillon a effectué mardi après-midi une visite éclair d'une heure et demie à Lyon pour soutenir le candidat de la droite, l'ancien ministre Dominique Perben, donné perdant par tous les sondages face au maire socialiste sortant Gérard Collomb.

Pendant presque une heure, les deux hommes ont marché dans le centre-ville, devant les caméras et les micros d'une centaine de journalistes qui jouaient des coudes pour approcher du duo.

Le candidat de la droite à Lyon tenait sa femme par la main et s'affichait tout sourire aux côtés de son "ami", le chef du gouvernement, pour montrer qu'il croit encore à la victoire malgré les sondages catastrophiques. Le dernier en date, une enquête Ipsos réalisée les 22 et 23 février, donne seulement 32% d'intentions de vote pour l'ancien ministre au premier tour, alors que son adversaire serait directement réélu avec 52% des suffrages.

Le Premier ministre a écouté la visite guidée du maire du IIe arrondissement, le milloniste Denis Broliquier, s'arrêtant de temps en temps pour serrer les mains de quelques sympathisants et des commerçants du quartier.

"Je vous présente un restaurateur merveilleux dont on entendra bientôt parler au niveau national", "Voilà le très joli manège de la place de la République et sa patronne que je veux vous présenter" et "J'ai promis à cette fleuriste que nous ferions une photo devant sa boutique", a lancé au fil de la visite M. Broliquier, candidat à sa propre succession.

Les trois hommes sont entrés dans une petite dizaine de boutiques, à la rencontre de commerçants, souvent ravis de rencontrer le Premier ministre et toujours effarés par la foule agitée des journalistes. François Fillon, qui fêtait ce mardi son 54e anniversaire, n'est pas reparti les mains vides: deux boîtes de chocolats, une pyramide de macarons ou encore un testeur de vin. "Tous ces produits, ça fait rêver. Mais on ne va pas rester trop longtemps sinon on va perdre le fil de la campagne", a dit glissé M. Fillon au propriétaire d'une épicerie fine de la très chic rue Emile-Zola.

La balade s'est ensuite terminée sur la place Bellecour pour une photo de famille avec les candidats de la droite à Lyon et dans les communes de l'agglomération, avant une conférence de presse dans un café.

Là, MM. Fillon et Perben ont affiché leur "amitié" devant les journalistes, en se tutoyant et en s'appelant par leur prénom. "On se connaît depuis très longtemps, Dominique et moi. C'est un ami pour lequel j'ai le plus grand respect. La première fois que l'on s'est croisés, je crois que c'était à la fin des années 1970", a précisé François Fillon.

Le Premier ministre a même essayé de se montrer confiant pour une victoire de la droite à Lyon. "Si je n'y croyais pas, vous pensez que je serai venu? Je vais là où il y a des enjeux. Et ici, à Lyon, il y a un vrai combat. Il faut se garder de croire que les choses sont jouées à l'avance". Et quand un journaliste a demandé à M. Perben s'il croyait à "un miracle", le candidat de la majorité présidentielle s'est empressé de répondre: "Non, je crois à un très bon résultat". AP

xdar/lp/mw