Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Ségolène Royal a dénoncé mercredi à Toulouse, où elle était venue apporter son soutien au candidat socialiste Pierre Cohen, la mise en oeuvre du plan banlieues présentée mercredi en conseil des ministres par Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville.
"Il s'agit d'un énième plan pour les quartiers et les banlieues. Une fois de plus, ce n'est pas sérieux", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse. Quant au recrutement de 22.000 jeunes des quartiers sensibles par 38 chefs d'entreprise, "cela fait 700 recrutements par entreprise. Mais de qui se moque-t-on?".
Concernant les premiers contrats d'autonomie, destinés à 45.000 jeunes de moins de 26 ans, qui seront signés en juin, l'ancienne candidate du PS à la présidentielle s'est interrogée sur "les moyens" financiers attribués à cette mesure, fustigeant la suppression des contrats jeunes.
Par ailleurs, ce plan pour les banlieues prévoit à la rentrée prochaine un accompagnement éducatif dans 5.311 écoles primaires classées en zone d'éducation prioritaire. Mme Royal, ironisant sur "la précision du chiffre", a estimé que cette mesure n'était pas "sérieuse". "On s'attend à ce que l'Etat mette les moyens scolaires supplémentaires, or les moyens spécifiques aux jeunes, tels que les emplois jeunes, ont été supprimés".
Selon Mme Royal, ces nouvelles mesures "accélèrent les inégalités qui dramatiquement sont en train de se creuser". AP
xsom/nc/co
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|