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"La baisse des prélèvements obligatoires dépend de la croissance économique" et comme la situation internationale est "préoccupante" en 2008, "l'objectif, c'est le retour à l'équilibre (des finances publiques) en 2012", prévient François Fillon dans un entretien à paraître jeudi dans "L'Express".
Nicolas Sarkozy s'était engagé à baisser les prélèvements obligatoires de 68 milliards d'euros en dix ans pendant la campagne présidentielle. Interrogé sur cette promesse, le Premier ministre rétorque que "l'engagement que nous avons pris, c'est de ramener nos finances publiques à l'équilibre en 2012". Et "la baisse des prélèvements obligatoires, elle, dépend de la croissance économique".
"Il n'est pas question d'augmenter la CRDS", affirme-t-il en revanche. "La dette accumulée de la Sécurité sociale ne sera pas financée par des prélèvements obligatoires supplémentaires".
"Le ralentissement de la croissance mondiale appelle une accélération et un approfondissement des réformes, mais certainement pas un plan de rigueur", réaffirme-t-il. "La situation internationale a évidemment un effet sur notre croissance et nos finances publiques", concède M. Fillon. Mais "nous avons un taux de chômage historiquement bas et les prévisions indiquent que, pour 2008, ce taux devrait, au pis, se stabiliser", avance-t-il. Quant à la croissance, elle "se situera entre 1,7 et 2% pour l'année 2008".
"Cette révision n'aura aucun effet sur le budget 2008", assure le chef du gouvernement. Et "nous n'augmenterons pas les dépenses" pour relancer la croissance par la consommation. "Pour les maintenir au niveau prévu, nous annulerons tout ou partie des 7 milliards d'euros mis en réserve en début d'année", précise-t-il.
Toutefois, le déficit public fin 2007 sera "sans doute un peu supérieur aux 2,4%" du PIB initialement prévus, estime-t-il. "On le connaîtra précisément le 28 mars". Le gouvernement va par ailleurs "nécessairement" réviser l'objectif de déficit pour 2008, fixé à 2,3% jusque-là.
"Mais la situation économique internationale est telle que les autres pays vont aussi réviser leur objectif", souligne-t-il. Et "nous sommes tout de même au-dessous des 3% du PIB", la limite fixée par le pacte de stabilité européen.
Interrogé sur une hausse du SMIC, François Fillon affirme que "selon toute vraisemblance (il) sera augmenté le 1er mai. Nous saurons de quel montant le 15 avril". AP
co/com/mw
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