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actu & culture


PARIS - lundi 07 avril 2008 à 18h43

OTAN: Accoyer vante "l'attitude gaullienne" de Sarkozy



Le président UMP de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a vanté lundi à la veille du débat sur la motion de censure "l'attitude gaullienne" de Nicolas Sarkozy sur l'Afghanistan et l'OTAN.

"Il s'adapte à notre temps", a estimé M. Accoyer, comparant l'attitude de l'actuel président à celle du général de Gaulle qui "s'est constamment adapté aux situations quelles qu'elles aient pu être".

Sur le fond, Bernard Accoyer a jugé l'éventuel retour de la France au sein du commandement intégré de l'OTAN, envisagé par Nicolas Sarkozy, "conforme à la situation du monde en 2008".

"Le monde de 2008 n'a rien à voir avec le monde d'il y a 50 ans, l'époque où de Gaulle présidait aux destinées de la France. Tout a changé, la guerre froide a cessé et l'OTAN a donc un rôle très différent, étant devenue un instrument au service des Nations unies, notamment dans les opérations de maintien de la paix", a-t-il fait valoir.

De plus, "Nicolas Sarkozy se montre très prudent, il n'a pas annoncé la décision d'un éventuel retour de la France au sein du commandement intégré", a noté M. Accoyer. La semaine dernière au sommet de Bucarest, le président français a annoncé une décision sur ce point à l'issue de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008, et confirmé l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.

En Afghanistan, "ce sont bien les intérêts de la France et de la paix dans le monde qui sont menacés", a jugé le président de l'Assemblée, mentionnant le terrorisme international et le trafic de drogue.

Bernard Accoyer a comparé l'attitude des socialistes à celle qu'ils avaient eue en 1966 au moment du retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN. A l'époque, "les socialistes à l'Assemblée nationale avaient déposé une motion de censure contre la décision du général de Gaulle", a-t-il rappelé.

Le président de l'Assemblée a vu dans le débat sur l'OTAN un argument en faveur de la réforme des institutions en préparation, qui permettra au chef de l'Etat de prendre la parole devant le Parlement. "Il est paradoxal de reprocher au président de s'exprimer devant les Parlements étrangers et de lui refuser dans le même temps de s'exprimer devant le Parlement français", a-t-il dit. AP

egp/mw




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