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Le Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch prévient qu'il ne "fera pas au rabais" le projet de revenu de solidarité active (RSA), même s'il est conscient "des réalités budgétaires".
"Ce qui ne peut, à mes yeux, être remis en cause, ce sont les principes du RSA et sa contribution à la réduction de la pauvreté. C'est en cela que je dis que je ne le ferai pas au rabais", explique M. Hirsch dans "Le Pèlerin" à paraître jeudi. "La négociation doit porter non seulement sur le coût du RSA, mais aussi sur la manière dont on le finance".
Jugeant que "notre système de protection n'est plus adapté aux situations de pauvreté actuelle", l'ancien président d'Emmaüs France ambitionne de remplacer le Revenu minimum d'insertion (RMI) créé en 1990 par le RSA afin de permettre au bénéficiaire de reprendre une activité salariée, même partielle et peu payée, sans gagner moins qu'en touchant des prestations sociales.
Précisant qu'il se "bat" pour obtenir le financement du RSA estimé à deux ou trois milliards d'euros, le Haut commissaire aux Solidarités actives "n'ignore pas les réalités budgétaires" et "partage sans réserve l'idée qu'il faut réduire les déficits publics". "Mais, une fois le RSA généralisé, plus il y aura de retour à l'emploi, moins il y aura de coût budgétaire".
"Il faut permettre au RSA de se déployer le plus vite possible pour qu'il produise ses effets, au moment où la France devra tenir ses engagements d'équilibre des comptes publics", souligne Martin Hirsch, qui "ne demande pas un chèque en blanc". AP
ljg/mw
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