Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
François Fillon a fustigé mardi la motion de censure "tristement partisane" de la gauche contre le renforcement du contingent français en Afghanistan.
"A la lecture de cette motion, je ne vois rien qui indique un plan parallèle, un plan sérieux pour l'Afghanistan", a lancé le Premier ministre lors du débat à l'Assemblée sur la motion déposée par le PS contre la "politique d'alignement atlantiste" de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.
Défendant longuement la décision de Nicolas Sarkozy d'envoyer 700 soldats supplémentaires en Afghanistan, M. Fillon a sommé la gauche d'"exposer clairement ses arguments et sa stratégie alternative", et de "s'en faire l'interprète auprès de la communauté internationale, auprès des 25 Etats européens engagés en Afghanistan à nos côtés, dont 15 dans lesquels des socialistes ou des sociaux-démocrates sont au pouvoir". "Mais surtout, qu'elle n'hésite pas à aller dire au peuple afghan, les yeux dans les yeux, c'est fini!", a lancé l'hôte de Matignon.
Pour lui, "le sujet est suffisamment grave pour ne pas se lancer dans des recommandations peu étayées. Si elles le sont, je les écouterai avec intérêt. Sinon, il faudra considérer votre initiative comme une affaire tristement partisane".
François Fillon a rappelé à la gauche que "l'un des siens", Lionel Jospin, avait accepté en 2001 avec le président Jacques Chirac d'engager les forces françaises en Afghanistan dans le cadre de l'opération Liberté immuable lancée après les attentats du 11-Septembre.
"Avant d'être tournée contre mon gouvernement, cette motion de censure est donc d'abord tournée contre ceux qui décidèrent avec courage et lucidité d'engager la France dans un processus, certes difficile, mais juste", a affirmé le Premier ministre. AP
egp/mw
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|