Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Opération resserrage de boulons à l'Elysée. Après une série de couacs au sein de la majorité et même du gouvernement, obligeant Nicolas Sarkozy à trancher lui-même sur plusieurs dossiers pour calmer le jeu, le président a exigé mercredi que l'ordre revienne dans les rangs.
Le chef de l'Etat, qui devrait intervenir à la télévision lundi prochain, a d'abord profité du conseil des ministres pour rappeler son gouvernement à la règle de la "loyauté" et de la "solidarité", "les uns vis-à-vis des autres" mais aussi face aux "arbitrages rendus".
Il en va de "l'efficacité de l'action du gouvernement", a affirmé le président, selon les propos rapportés par le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, qui a évité de commenter le terme de "recadrage" employé par les journalistes. "Je n'ai pas entendu parler de recadrage", avait aussi déclaré Fadela Amara à la sortie du conseil.
La réunion du gouvernement a aussi été l'occasion confirmer la nomination du spécialiste en communication politique Thierry Saussez, un proche de Nicolas Sarkozy, à la tête d'une délégation interministérielle chargée de chapeauter la communication de tout le gouvernement.
Placé sous l'autorité du Premier ministre, Thierry Saussez devra coordonner la communication de tous les ministres sur leurs dossiers et répondre à la volonté de Nicolas Sarkozy de "faire davantage de pédagogie vis-à-vis de nos concitoyens". "On peut toujours expliquer mieux", a jugé Luc Chatel, qui a refusé de faire le lien entre cette nomination attendue et le rappel à l'ordre lancé par Nicolas Sarkozy.
"Les Français ont besoin d'être bien informés", a commenté Nadine Morano qui, comme ses collègues, a refusé de dramatiser la teneur du conseil des ministres. "Tout va bien", a lancé Roger Karoutchi, Michèle Alliot-marie évoquant elle un conseil "tout à fait normal", qui s'est déroulé dans "une excellente ambiance".
"Un gouvernement, ça doit être un gouvernement solidaire, une équipe unie", a ajouté Mme Morano, qui s'est elle-même retrouvée au coeur d'une vive passe d'armes la semaine dernière, quand elle défendait le maintien de la carte famille nombreuse à la SNCF contre le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau et la décision du Conseil de modernisation des politiques publiques présidé par Nicolas Sarkozy.
Le maintien de cette carte avait été finalement acté par le président, qui a dû aussi intervenir, en revenant sur sa position initiale, au sujet du projet de loi sur les OGM avant la deuxième lecture du texte au Sénat. Sur ce dossier, le président a dû organiser deux réunions -celle présidée par François Fillon ayant échoué- pour obtenir la finalisation d'un sous-amendement recadrant l'amendement Chassaigne qui avait provoqué la division de la majorité.
Dans l'après-midi, le président a encore reçu les membres du bureau politique du parti majoritaire, à qui il a demandé de se mobiliser "à la fois dans l'unité et dans le débat", selon le porte-parole du parti Frédéric Lefebvre. Aucun "recadrage" au cours de cette réunion "chaleureuse", a assuré le député des Hauts-de-Seine. Selon lui, "le président a dit que quand on faisait des changements profonds, il pouvait y avoir ici ou là des petites erreurs, que c'était normal et que ce qu'il fallait, c'était avancer". AP
lp/cov/mw
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|