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actu & culture


PARIS - mardi 22 avril 2008 à 14h56

Présidence de Sarkozy: l'opposition dénonce une année de réformes injustes



Alors que Nicolas Sarkozy fêtera la semaine prochaine son premier anniversaire à l'Elysée, l'opposition a dénoncé mardi une année de réformes "marquées du sceau de l'injustice" et des électeurs "pris pour des gogos".

"Les réformes qui ont été engagées n'ont pas été dans le bon sens, elles sont d'abord, et avant tout, marquées du sceau de l'injustice dès le départ, avec le fameux paquet fiscal du mois de juillet", a fait valoir le porte-parole du PS Julien Dray sur LCI. C'est le message d'un sondage où "près de 60% des Français considèrent que cette année est une mauvaise année".

"On espérait que Nicolas Sarkozy allait remettre en mouvement la société française, qu'il avait compris un certain nombre de ses contradictions, (...) qu'il allait s'occuper des salariés, (...) des forces vives", a avancé le député de l'Essonne. Mais "il a oublié cela pour revenir à une gestion beaucoup plus financiarisée de l'économie" avec des "injustices supplémentaires", a-t-il déploré.

Pour François Bayrou, "on est dans un pays auquel on a fait croire, il y a exactement un an (...) qu'il suffirait de dépenser de l'argent, et que cet argent injecté dans l'économie allait faire tout repartir et que du coup les déficits disparaîtraient".

"C'était une fable, une illusion, une stratégie, (...) c'était malheureusement prendre les citoyens, les électeurs, pour des gogos", a lancé le président du Mouvement Démocrate (MoDem) interrogé sur RMC-Info et BFM/TV.

Reprochant "le trou perpétuellement aggravé" de la dette de l'Etat, "épée de Damoclès au-dessus du pays", M. Bayrou a jugé que la "situation est inquiétante sur tous les fronts". "On va dans le mur", a-t-il assuré, estimant notamment que la réforme du paquet fiscal "a poussé la France dans une direction catastrophique".

"La France et son Etat dépensent tous les jours 20% de ce qui rentre dans les caisses", a-t-il reproché, avant d'affirmer que "les trois quarts de l'impôt" que les Français vont bientôt payer sont utilisés pour payer "les intérêts de la dette".

Le porte-parole de Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot a critiqué quant à lui "des injustices comme on n'en a peut être jamais connu", et "une machine à remonter le temps sur la plupart des acquis sociaux qui ont été arrachés par nos anciens", en l'occurrence "ceux de la Libération sur la protection sociale, les congés payés issus de 1936, le code du travail".

En matière sociale, "c'est le pire de ce qu'on peut connaître au niveau du libéralisme", a-t-il ajouté, avant d'ironiser: "Les caisses ne sont pas vides quand il s'agit de donner 70 milliards d'euros de subventions publiques aux grandes entreprises". AP

lat/ljg