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Le président Nicolas Sarkozy a défendu jeudi soir le rythme des réformes, refusant de les "hiérarchiser", tout en reconnaissant qu'il y a de "l'inquiétude" et de la "mauvaise humeur" en France.
"Ce n'est pas pour moi une question de tempérament, c'est une question de conviction", a-t-il souligné sur TF1 et France-2. "J'ai lancé 55 réformes, parce que tout se tient". "Nous sommes dans une société complexe où chaque réforme tient l'autre", a-t-il encore estimé.
Mais "c'est vrai qu'on a un contexte international difficile", a noté M. Sarkozy, évoquant notamment le prix du pétrole, la crise des emprunts hypothécaires à risque aux Etats-Unis et l'euro fort par rapport à un dollar faible. "Raison de plus pour accélérer", selon lui.
"Sans doute, on n'a pas assez expliqué; sans doute moi-même j'ai fait des erreurs", a-t-il reconnu, notant qu'il y a de "l'inquiétude" et de la "mauvaise humeur" en France. Mais le chef de l'Etat a expliqué que "ça bouge, ça bouscule des immobilismes, des habitudes". "Je ne dis pas qu'il n'y a pas des gens qui ont raison de se battre", a-t-il observé. AP
mgh/mw
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