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Les principaux points de l'intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir au cours de l'émission "En direct de l'Elysée" sur TF1 et France-2:
ERREURS
"Qui peut dire, alors que j'ai une décision à prendre toutes les dix minutes, que je prends toujours la bonne décision?", a interrogé Nicolas Sarkozy, reconnaissant à plusieurs reprises des "erreurs" sur la présentation des réformes. Au moment de l'adoption du paquet fiscal, "nous avons fait une erreur de communication totale", a-t-il notamment reconnu.
RYTHME DES REFORMES
"Ce n'est pas pour moi une question de tempérament, c'est une question de conviction", a-t-il souligné. "J'ai lancé 55 réformes, parce que tout se tient". "Nous sommes dans une société complexe où chaque réforme tient l'autre", a-t-il encore estimé. Le "contexte international difficile" est, à ses yeux, une "raison de plus pour accélérer" le rythme.
RSA
"Je veux assurer par le RSA que toute personne titulaire d'un minimum social pourra le garder même s'il reprend un emploi", a expliqué Nicolas Sarkozy, confirmant la généralisation de cette réforme pour 2009. L'Etat investira entre 1 et 1,5 milliard d'euros et dégagera des moyens supplémentaires en "recentrant" la prime pour l'emploi, qui ne bénéficiera plus qu'à "nos compatriotes qui en ont le plus besoin".
SANCTIONS CONTRE LES CHOMEURS
"J'ai demandé au gouvernement (...) qu'il y ait un processus de sanction pour un chômeur qui refuserait deux offres d'emploi qui correspondent à ses qualifications", a confirmé Nicolas Sarkozy. "L'immense majorité des chômeurs essaient de trouver un emploi", a-t-il souligné. Mais "il y en a certains qui ne veulent pas se mettre au travail. C'est une minorité, mais c'est une minorité qui choque".
IMMIGRATION
"On ne devient pas français uniquement parce qu'on a un travail dans la cuisine d'un restaurant, aussi sympathique soit-il", a écarté le président, qui a confirmé qu'il n'était "pas question que nous fassions une régularisation globale" des salariés sans-papiers.
Répétant par ailleurs qu'il était favorable "à titre intellectuel" au droit de vote des étrangers non-européens aux scrutins locaux, il a redit qu'il ne mènerait pas ce projet de réforme. "Je n'ai pas la majorité pour le faire passer", a-t-il avoué.
EDUCATION
"On maintient les réformes qui permettront les réductions de postes", a tranché le président, écartant l'idée de revenir sur les suppressions de postes annoncées dans l'Education nationale.
RETRAITES
La durée de cotisation sera portée à "41 ans à l'horizon de 2012", a confirmé M. Sarkozy. "Parlons clair: il faut payer les retraites", a-t-il dit, estimant qu'il n'y avait qu'une solution pour le faire: "travailler et cotiser plus longtemps".
PRIX DU GAZ
"On ne peut pas subventionner tout le monde", a estimé le chef de l'Etat pour justifier son refus de donner un coup de pouce aux ménages touchés par la forte hausse du prix du gaz.
CROISSANCE
"L'objectif qui consiste à faire pareil qu'en 2007 est parfaitement atteignable" en 2008, a-t-il estimé, confirmant ainsi l'objectif d'une croissance de 1,9% cette année.
DEFICIT BUDGETAIRE
"Le déficit sera réduit à horizon de 2012 comme je m'y suis engagé", a répété le chef de l'Etat.
FAMILLES NOMBREUSES
"S'il y a bien une chose que je ne veux pas changer, c'est la politique familiale, parce qu'elle marche bien", a affirmé M. Sarkozy, qui a expliqué que l'Etat prélèverait "un dividende plus important" sur les bénéfices de la SNCF pour financer les réductions accordées aux familles nombreuses.
GOUVERNEMENT
François Fillon est "un bon Premier ministre", a posé le président. Concernant ses ministres, il a reconnu qu'il "y a eu des couacs" en partie dus à la jeunesse de certains d'entre eux. "J'ai pensé que je devais être tolérant et considérer que chacun pouvait exprimer une opinion quand ça restait dans centaines limites", mais "j'ai sans doute fait une erreur (et) ça ne se reproduira pas", a-t-il prévenu.
OGM
"S'agissant de la culture OGM en plein champ, mon devoir est de prendre des précautions", "beaucoup de précautions", a martelé Nicolas Sarkozy, qui a répété être "favorable à la recherche sur les OGM dont on a besoin". Concernant la loi sur les cultures OGM, il a estimé que le texte présenté par le gouvernement était "équilibré".
CHINE
"Je ne veux pas qu'on mette la Chine au ban de l'humanité", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a souligné la nécessité de ménager Pékin tout montrant une "intransigeance sur la question des droits de l'Homme".
TURQUIE
"Je ferai un référendum sur la seule question de la Turquie" et de son adhésion à l'Union européenne, a promis le président Sarkozy qui a défendu la réforme qui supprime l'automaticité du référendum pour tout nouvel élargissement de l'UE. AP
lp/mw
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