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actu & culture


PARIS - mardi 06 mai 2008 à 20h42

Sarkozy fête son anniversaire dans la discrétion


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Un anniversaire sans tapage. Le président de la République a choisi de ne pas célébrer publiquement l'anniversaire de son accession au pouvoir et n'a pas rejoint mardi les militants réunis par l'UMP salle Gaveau à Paris, où il avait prononcé ses premiers mots de président élu le 6 mai 2007.

"Il pense à vous tous. Il vous remercie d'être là", a lancé le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian devant une salle pleine de nouveaux adhérents de l'UMP convaincus que Nicolas Sarkozy viendrait s'exprimer devant eux. "Ca aurait été une heureuse surprise", soupirait le porte-parole du parti Dominique Paillé qui, la veille encore, alimentait la rumeur d'une visite présidentielle.

Mais un tel déplacement n'était pas vraiment nécessaire, a expliqué le Premier ministre François Fillon, qui a assumé la tâche de clore ce rassemblement "des nouveaux adhérents". Car le parti rassemblé dans cette salle symbolique a "fait entendre sa voix et son soutien jusqu'à l'Elysée", à seulement quelques centaines de mètres de là.

A la liesse et au dîner people au Fouquet's qui avaient marqué le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy avait préféré un programme sérieux et discret. "Moi, mon travail, c'est d'agir", a-t-il affiché, en marge d'un déplacement dans le Gard au cours duquel il a annoncé une revalorisation de retraites. "J'ai à continuer à travailler, à obtenir des résultats, à réformer le pays et à exercer les responsabilités pour lesquelles les gens ont voulu que je sois président de la République".

La sobriété était aussi au menu du dîner d'anniversaire, pris à l'Elysée en présence des membres du gouvernement et de leur conjoints, loin de la presse.

C'est donc François Fillon qui a dressé le bilan de cette première année de pouvoir sarkozyste, d'abord à l'Assemblée, puis devant les militants de l'UMP. "Nous avons tenu les engagements que nous avions pris devant les Français", a assuré le Premier ministre, chargé de dérouler les différentes "révolutions culturelles" engagées, sur la valeur travail, la délinquance, l'autonomie des universités, les retraites ou encore le service minimum...

A Fillon aussi de défendre le président contre "le déferlement d'agressivité et de critiques qui a accompagné la première année de son mandat". "Les attaques pleuvent et le président avance", a-t-il assuré.

Le Premier ministre a de nouveau promis que le gouvernement et la majorité allaient garder le cap fixé par Nicolas Sarkozy qui, "au fond de lui-même", n'a pas changé: "Le président, au fond de lui-même, reste un militant, il reste un rebelle qui refuse d'être étouffé par les habitudes du pouvoir". AP

lp/cov/mw