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actu & culture


PARIS - dimanche 25 mai 2008 à 19h09

PS: Royal et Delanoë ferraillent sur la définition du "libéralisme"



Les deux probables rivaux au poste de Premier secrétaire lors du congrès du Parti socialiste en novembre, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, se sont affrontés dimanche, par médias interposés, sur la définition du "libéralisme".

Dans son ouvrage "De l'audace!", paru jeudi, le maire de Paris se proclame "socialiste et libéral", ce qui lui a valu une vive réaction de Ségolène Royal. "Le mot 'libéralisme' est le mot de nos adversaires politiques", a lancé dimanche sur Canal+ la candidate au poste de patronne du PS. "Il est tellement chargé et tellement synonyme aujourd'hui de capitalisme débridé et de dégâts, d'écrasement des bas salaires" et "de creusement des inégalités (...) Ce n'est pas utile et ce n'est pas possible d'aller le réhabiliter", a-t-elle estimé.

"Ségolène dit que c'est incompatible d'être socialiste et libéral. Je respecte son point de vue. Ce n'est pas le mien", a rétorqué dimanche Bertrand Delanoë lors du "Grand Rendez-vous" Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Il s'est dit "agacé" par le fait "que la droite revendique l'idée et le mot alors qu'à chaque fois qu'elle est en responsabilité elle est plutôt anti-libérale".

Les socialistes "se battent pour des droits nouveaux (...) C'est ça le libéralisme politique", a-t-il expliqué. Il a ainsi cité comme mesure "libérale" introduite par la gauche: l'abolition de la peine de mort, la parité ou le PACS. "On aurait honte de cette partie de notre âme?".

Quant à la démocratie participative chère à Ségolène Royal, "ça fait 15 ans que je fais de la démocratie participative", a-t-il affirmé.

Pour le reste, "je ne me déroberai pas, mais ma personne ne peut pas être la question principale" du congrès du PS en novembre à Reims, a éludé celui qui n'est pas encore officiellement candidat au poste de Premier secrétaire.

"Je suis disponible mais je ne demande rien", a affirmé le maire de Paris. Il entend "s'engager" mais "ça peut être à n'importe quelle fonction, y compris la première".

"Mon ambition pour le congrès de novembre prochain, c'est d'abord une ambition collective", a-t-il déclaré. "Il faut que ce soit une équipe qui dirige le Parti socialiste pendant trois ans, avec un animateur".

"La question principale, c'est l'orientation politique, la méthode" et "il faut qu'on s'y mette tous". "Ma personne n'est pas la solution ni le sujet", même si "dire que je ne voudrais rien faire serait me moquer de ceux qui engagent avec moi une dynamique politique".

Alors qu'on lui demandait si le Premier secrétaire du PS désigné en novembre serait forcément le candidat du Parti socialiste à la présidentielle de 2012, Bertrand Delanoë a répondu "ni oui ni non"... tout en penchant pour le oui.

"Notre Premier secrétaire (...) ne doit pas être automatiquement le candidat à la présidentielle", mais "il ne faut pas non plus qu'on dise qu'il est interdit".

Car "je constate quand même que nos leaders ont toujours pris leurs responsabilités et ont mis les mains dans le cambouis", a noté M. Delanoë. Et puis, "il y a un besoin d'incarnation de l'opposition face à Nicolas Sarkozy". AP

co/mw




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