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Jean Sarkozy, tout juste élu à 21 ans au conseil général des Hauts-de-Seine, vient de bousculer à nouveau l'état-major de son parti pour accéder à la présidence du groupe majoritaire UMP-Nouveau centre dans l'ancien fief de son père.
Le fils du président s'est porté candidat à la fonction alors que Patrick Devedjian, président de l'Assemblée départementale et secrétaire général de l'UMP, avait déjà porté sa préférence pour Hervé Marseille, issu du Nouveau centre. Les trois hommes se sont finalement entendus samedi sur un "ticket" Sarkozy-Marseille, le candidat du Nouveau centre devant finalement se contenter de la vice-présidence. "Ils se sont aussi engagés à gérer (le groupe) en étroite concertation", assure dans "Le Figaro" de lundi Patrick Devedjian, tentant de faire bonne figure.
"C'est dans une guerre éclair souvent qu'on emporte le morceau", a reconnu lundi le porte-parole de l'UMP Dominique Paillé, qui a souligné le "talent" de Jean Sarkozy. Le jeune élu n'était pas le "poisson-pilote" de son père, lui-même ancien patron du département, a insisté le porte-parole: "Il a mené sa barque seul", a-t-il martelé, "mais il a dans son sillage tous les élus UMP qui ont trouvé que cette initiative était bonne".
"Personne n'en sortira meurtri", voulait croire M. Paillé, quelques heures avant l'officialisation de la décision.
En février, Jean Sarkozy s'était fait remarquer en lançant sa carrière politique par un coup de force en pleine campagne municipale: il avait alors annoncé le lâchage du candidat officiel de l'UMP, le porte-parole de l'Elysée David Martinon. Jean Sarkozy en avait profité pour se faire élire conseiller général et pour prendre la tête du parti à Neuilly. AP
lp/mw
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