Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID :
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


PARIS - lundi 07 juillet 2008 à 14h13

Turquie: Frédéric Lefebvre "espère" que le deuxième compromis "sera le bon"



"Il aura fallu deux compromis pour y arriver. L'essentiel, c'est d'y arriver", a soupiré lundi le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre au sujet du dernier compris conclu sur la Turquie dans le cadre de la réforme des institutions. "Je pense que (ce compromis) sera le bon. Je l'espère", a-t-il ajouté.

Lors d'une réunion vendredi à l'Elysée avec le président Nicolas Sarkozy, les dirigeants de l'UMP sont tombés d'accord sur un texte selon lequel le référendum resterait automatique pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne, mais il y aurait "possibilité d'en sortir par un vote du Parlement", a expliqué M. Lefebvre lors du point-presse de l'UMP.

"Ce que le président de la République a accepté vendredi matin (...) c'est que cette majorité du Parlement pour en sortir soit non pas une majorité simple (...) mais une majorité des trois cinquièmes", a précisé le porte-parole de l'UMP. "Je pense que ce compromis aujourd'hui est de nature à rassurer tout le monde".

Mercredi, la commission des Lois de l'Assemblée avait rétabli le référendum automatique sur l'éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne dans la rédaction actuelle de la Constitution.

Lors de l'examen en deuxième lecture de la réforme des institutions, le président UMP de la commission des Lois Jean-Luc Warsmann et la députée UMP Muriel Marland-Militello avaient fait voter des amendements revenant à la rédaction actuelle de l'article 88-5 de la Constitution. Cette disposition, introduite par Jacques Chirac avant le référendum de 2005 sur la Constitution européenne afin de rassurer les Français sur la Turquie, prévoit un référendum systématique sur l'adhésion d'un nouvel Etat-membre.

La commission des Lois avait ainsi balayé la proposition de compromis du député UMP Frédéric Lefebvre d'un référendum d'initiative populaire spécifique sur la Turquie, qui avait pourtant reçu mardi le soutien du Premier ministre François Fillon.

"Nous ne l'avions pas anticipé", a reconnu lundi M. Lefebvre. "Nous avions eu une discussion approfondie sur cette question en réunion de groupe. Le président de la commission des Lois M. Warsmann assistait à la réunion de groupe, mais n'a pas pris la parole", a-t-il noté. "Donc personne n'avait imaginé qu'il prendrait une initiative le lendemain en commission des Lois, initiative qui n'a convenu ni à Matignon, ni à l'Elysée, ni au groupe UMP ni à l'UMP", a-t-il ajouté.

"Je pense que (ce compromis) sera le bon. Je l'espère", a ajouté le porte-parole de l'UMP. "Les sénateurs ont eu l'occasion de dire qu'ils y étaient favorables. De la même façon, le groupe UMP y est favorable".

"Le président de la République nous a donné son accord", ainsi que le président du groupe UMP Jean-François Copé, "qui l'a donné très clairement à l'Elysée le vendredi", a-t-il précisé. AP

co/sb