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actu & culture


PARIS - mercredi 04 novembre 2009 à 13h11

François Fillon a "sifflé la fin de la récréation", selon Bernard Accoyer



Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a jugé "bienvenu" mercredi que François Fillon ait "sifflé la fin de la récréation" dans une majorité où régnait "une certaine confusion". Il a souhaité par ailleurs que "chacun reste à sa place", à l'attention du conseiller de Nicolas Sarkozy Henri Guaino.

"Il y a eu une certaine confusion dans la majorité, qui s'est exprimée, dans ces tribunes, dans d'autres expressions, dans d'autres initiatives... J'ai le sentiment que précisément hier matin, à l'occasion de la réunion du groupe majoritaire, le Premier ministre, qui est le chef de la majorité, a sifflé la fin de la récréation, je pense que c'était bienvenu", a-t-il déclaré lors de l'émission Questions d'Info sur LCP.

"J'ai toujours pensé (...) que les tribunes, qui en réalité s'adressent aux propres amis de ceux qui les signent, constitue une petite erreur de méthode", a-t-il souligné concernant notamment la tribune de députés UMP sur le grand emprunt ou celle de sénateurs UMP sur la taxe professionnelle. Cependant "les parlementaires sont responsables, ils n'ont pas à être sanctionnés individuellement, c'est un échange, un dialogue", a-t-il nuancé.

Alors qu'on lui demandait si le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino était à l'origine de la tribune sur le grand emprunt, M. Accoyer a répondu: "Si tel était le cas, parce que ça demande à être vérifié, je pense que ce n'est pas une bonne méthode, (...) ça n'est pas son rôle".

Même si Henri Guaino est "un homme talentueux", "animé d'une véritable passion pour la France" et qui prend parfois "des initiatives personnelles", Bernard Accoyer a estimé que ce n'était "pas non plus son rôle" de critiquer la position du ministre du Budget Eric Woerth sur le grand emprunt. "Je dirais: que chacun reste à sa place", a-t-il résumé.

Enfin, concernant les incartades de Rama Yade, sérieusement rappelée à l'ordre par François Fillon, le président de l'Assemblée a estimé que c'était une "affaire interne au gouvernement". Cependant, sur le fond, "il est plus clair et plus démocratiquement lisible que chacun parle de la même voix", a-t-il noté, estimant qu'il y avait là encore un "problème de méthode" et de communication. La secrétaire d'Etat aux Sports "est devenue une femme politique de talent, et ce que je souhaite c'est qu'on puisse additionner les talents et bien entendu celui de Rama Yade", a-t-il observé. AP

lat/sb