Rechercher iBelgique
Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID :
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


PARIS - mardi 24 octobre 2006 à 12h29

Clearstream: Villepin assure avoir agi en tant que ministre des Affaires étrangères



Dominique de Villepin assure dans un entretien publié dans "Le Monde" daté de mercredi avoir agi en tant que ministre des Affaires étrangères dans l'affaire Clearstream et réaffirme son souhait d'être entendu rapidement par les juges.

"En tant que ministre des Affaires étrangères, dont la compétence interministérielle est reconnue dans le domaine international, j'ai demandé au coordinateur du renseignement de vérifier des informations liées aux frégates de Taïwan", déclare-t-il à propos de la mission confiée en janvier 2004 au général Philippe Rondot.

"Je n'ai jamais demandé d'enquête, aucun rapport ne m'a été remis, je n'ai revu le général Rondot que sept mois plus tard. Une fois encore, il s'agissait d'une simple vérification", ajoute M. de Villepin.

"En juillet (NDLR: 2004), des personnels de la DST ont été mis en cause. Sur instruction du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, j'ai donc demandé à la DST de faire toute la lumière", poursuit l'actuel chef du gouvernement.

"Si j'avais voulu exploiter ces informations, pourquoi les aurais-je fait vérifier? Tout cela est surréaliste. Que dirait-on d'un ministre qui ne ferait pas vérifier une information touchant aux intérêts de l'Etat? Il était de mon strict devoir de le faire", souligne-t-il.

Dominique de Villepin réagit aux informations publiées lundi dans "Le Monde" selon lesquelles les juges chargés de l'affaire Clearstream cherchent à démontrer qu'il a agi en dehors de ses prérogatives ministérielles, ce qui le rendait passible de la justice ordinaire et non de la Cour de justice de la République. Un ministre ou ancien ministre ne peut être poursuivi que devant la CJR pour des actes accomplis dans le cadre de ses fonctions.

Le Premier ministre répète par ailleurs son souhait d'être entendu par les juges. "Le plus tôt sera le mieux. Car je suis effaré par l'énormité des mensonges colportés", déclare-t-il. "Dans cette histoire, le mensonge fait la calomnie, et la calomnie, l'injustice".

Dominique de Villepin dément une nouvelle fois avoir détruit en septembre 2004 une note de la Direction de la surveillance du territoire (DST) révélant que Jean-Louis Gergorin était le corbeau qui avait envoyé à la justice les listings truqués mettant en cause une série de personnalités, dont Nicolas Sarkozy.

"Tous les documents de la DST qui m'ont été destinés ont été transmis en temps utile aux juges. Le directeur de la DST l'a affirmé lui-même publiquement", assure le Premier ministre.

Il dit avoir "voulu réserver ces éléments aux juges", mais être obligé de "clarifier les choses" à cause des "violations incessantes du secret de l'instruction, qui entretiennent les mensonges et la confusion". "Rien en tout cas ne me détournera de ma tâche au service des Français", conclut le Premier ministre. AP

egp/mw




Rechercher #iBelgique#