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actu & culture


PARIS - mardi 24 octobre 2006 à 17h33

Les députés adoptent la partie recettes du budget 2007



Les députés ont adopté mardi par 348 voix contre 189 le volet recettes du budget 2007 lors d'un vote solennel à l'Assemblée nationale. Cette première partie du projet de loi de finances a été votée par les seuls députés UMP. Dix-sept députés UDF sur 29 se sont opposés au texte avec la gauche.

Ce budget n'est "toujours pas à la hauteur de la gravité de la situation des dépenses publiques", a déclaré avant le vote le député UDF Charles de Courson. Il a estimé à 2,9% la hausse réelle des dépenses publiques au lieu du 0,8% affiché par le gouvernement.

Deux députés UDF, Christian Blanc et Olivier Jardé, ont cependant voté pour et sept se sont abstenus, dont André Santini. L'an dernier, 16 députés UDF avaient voté pour la première fois contre la partie recettes du budget et 13 s'étaient abstenus.

Sans surprise, la gauche a voté contre ce budget qui "se situe dans la continuité de la politique budgétaire et fiscale conduite depuis juin 2002", selon Didier Migaud (PS). Depuis 2002, "la dette a explosé", "les impôts ont augmenté", "la dépense publique n'a pas baissé". "Ce sont cinq années malheureusement perdues", a déploré le député socialiste.

"Depuis cinq ans, vous avez aggravé les inégalités dans notre pays", a accusé Jean-Claude Sandrier (PCF), fustigeant "l'alibi de la dette" et "l'insolent enrichissement d'une caste de nantis".

En réponse à ces critiques, le ministre délégué au Budget Jean-François Copé a sommé la gauche de "dire aux Français" ce qu'elle souhaitait "changer", lui demandant si elle voulait "augmenter les dépenses de l'Etat, les impôts, le déficit, la dette". Il a aussi demandé aux députés UDF de "réfléchir à deux fois" avant de voter contre un budget qui "recouvre exactement les engagements, les valeurs" des électeurs de la majorité.

Ce dernier budget de la législature affiche un objectif de 41,6 milliards d'euros de déficit pour 2007, après 42,7 milliards en 2006.

Du fait du retour de la croissance, estimée entre 2% et 2,5% l'an prochain, l'ensemble du déficit public (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) devrait s'établir à 2,5% du PIB, contre 2,7% en 2006, soit bien en dessous de la barre des 3% imposée par le pacte de stabilité européen.

Grâce à la réduction du déficit, le budget 2007 prévoit une diminution d'un point du taux d'endettement de l'Etat, à 63,6% du PIB, après 64,6% en 2006 et 66,6% en 2005.

La deuxième caractéristique de ce budget 2007 est le soutien au pouvoir d'achat, selon le gouvernement. Ce projet de loi de finances met en oeuvre la réforme fiscale votée l'an dernier. S'y ajoute un quasi-doublement de la Prime pour l'emploi (PPE) versée aux ménages à revenu modeste, augmentée d'un milliard d'euros en 2007 au lieu de 500 millions d'euros prévus initialement.

Après la partie recettes, les députés entameront le 31 décembre l'examen du volet dépenses. AP

egp/mw




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