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actu & culture


SAINT-ETIENNE - jeudi 09 novembre 2006 à 20h25

Nicolas Sarkozy reprend l'idée d'une Sécurité sociale professionnelle



Nicolas Sarkozy a repris à son compte jeudi la proposition socialiste d'instaurer une "Sécurité sociale professionnelle" pour "protéger" les Français face aux risques de perdre leur emploi.

"Je ne peux pas accepter que tant d'hommes soient broyés par la logique économique ou laissés pour compte parce qu'ils ne correspondent plus aux critères de performance du marché", a lancé le président de l'UMP lors d'un meeting à Saint-Etienne.

Souhaitant qu'"on protège moins les emplois et davantage les personnes", il a proposé la mise en place d'une "Sécurité sociale professionnelle", un "système gagnant-gagnant" reposant un contrat de travail unique, une réforme du service public de l'emploi et la création d'un compte épargne formation individuel.

Mais il a préconisé en contrepartie de ces nouveaux droits un contrôle accru des chômeurs. "Je veux de meilleures indemnités pour le salarié au petit salaire qui se trouve au chômage, mais je veux qu'on diminue les indemnités de celui qui ne remplit pas les obligations de trouver un emploi, une activité, ou une formation", a-t-il dit.

"En cas de refus répété d'un emploi, je demande la suppression des allocations", a ajouté le président de l'UMP.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs réitéré sa demande "que les entreprises qui ont bénéficé d'une aide nationale ou locale et ne respectent pas leurs engagements soient obligées de rembourser les aides versées".

Dans le même esprit, M. Sarkozy a suggéré de faciliter la mobilité professionnelle en supprimant les droits de mutation sur l'achat ou la vente d'un logement dès lors que cette opération est liée à une contrainte professionnelle.

Face au problème des délocalisations, il a proposé la création par l'Etat d'une "agence de réindustralisation" qui serait "en mesure d'investir dans des activités nouvelles avec des moyens financiers et humains importants".

"Il faut dire la vérité aux Français: sauf à fermer les frontières et à se condamner au déclin, il n'y a aucun moyen d'interdire les délocalisations. Mais nous devons tout faire pour les prévenir", a souligné M. Sarkozy, qui veut "garantir à chaque salarié et à chaque territoire qu'en cas d'accident, la collectivité nationale sera au rendez-vous".

L'instauration d'une Sécurité sociale professionnelle, proposition faite au départ par la CGT, figure déjà dans le projet socialiste pour les élections de 2007. AP

egp/tl