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Nicolas Sarkozy a souhaité jeudi dans une allusion à Jean-Marie Le Pen que "chaque courant de pensée" puisse être représenté à l'élection présidentielle de 2007.
"Je ne crois pas que la démocratie soit autre chose que la possibilité donnée à chaque courant de pensée de défendre loyalement ses idées, surtout quand ce ne sont pas les miennes", a déclaré le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP devant le 89e congrès des maires de France.
"On ne gagne pas en empêchant les gens de s'exprimer. On laisse les gens s'exprimer. Les Français choisissent, et c'est à la loyale que l'on gagne", a ajouté le bientôt candidat à l'élection présidentielle.
"Pour ma part, je souhaite que chacun puisse défendre loyalement ses idées", a souligné le président de l'UMP. "Dans une démocratie, il vaut mieux que tous puissent s'exprimer, plutôt que quelques-uns, ne pouvant s'exprimer par les urnes, cherchent à s'exprimer par d'autres moyens".
Le président du Front national Jean-Marie Le Pen, qui n'a pas encore réuni les 500 signatures, a déclaré mercredi avoir écrit à Dominique de Villepin pour lui demander de supprimer la publication par le Conseil constitutionnel des parrainages pour l'élection présidentielle. "Je ne vois pas de raison aujourd'hui, à quelques mois des échéances, de modifier les règles du jeu", a répondu le même jour le Premier ministre.
Dénonçant "une véritable conspiration des oligarques" pour l'empêcher d'être candidat, Jean-Marie Le Pen menace Nicolas Sarkozy de le faire perdre s'il ne parvient pas à réunir les 500 signatures. AP
egp/sb
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