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Michèle Alliot-Marie ira à Lyon vendredi participer au deuxième forum régional de l'UMP, estimant que ses critiques ont été "prises en compte". Dans un entretien au "Figaro", la ministre de la Défense, qui n'a toujours pas dit si elle serait candidate pour la présidentielle, confie qu'elle aurait d'ailleurs "préféré que Jean-Louis Borloo ou Dominique de Villepin participent à nos débats".
"Oui, j'irai à Lyon", déclare Mme Alliot-Marie dans cet entretien diffusé jeudi sur site du "Figaro". "Il semble, c'est du moins ce dont m'a assuré Jean-Pierre Raffarin, que les critiques qu'avec d'autres j'ai faites au lendemain du premier débat ont été prises en compte".
"C'est l'intérêt de tout le monde que les deux rencontres à venir soient moins ennuyeuses que la première", souligne-t-elle. "Ma volonté de débattre et de confronter les idées est intacte, et, comme vous le voyez ma bonne volonté est inépuisable".
Les adhérents de l'UMP doivent désigner le 14 janvier le candidat qui sera soutenu par le parti pour la présidentielle, les candidatures étant closes le 31 décembre.
"Vous le savez, il n'y a pas chez nous d'investiture par le parti", rappelle la ministre. Et de noter, "libre à chacun de se déterminer avant, pendant, ou après cette réunion du 14 janvier".
"Me concernant, vous n'aurez plus beaucoup à attendre pour savoir si je sollicite le soutien financier et logistique du parti", ajoute Michèle Alliot-Marie.
"Je ne vous fais pas attendre par un quelconque plaisir", assure-t-elle. "J'ai toujours considéré qu'être candidate ou ne pas l'être dépendait pour l'essentiel de la nature du débat que nous avions entre nous, de notre capacité à partager nos idées et à réaliser la synthèse de nos différences". Et "c'est à cette étape, en fonction du bilan que je ferai de cette période de débat, que je prendrai mes responsabilités".
Pour la ministre, qui maintient donc le suspense sur son éventuelle candidature, il faut "d'abord définir un projet présidentiel" et "ensuite se posera la question de celle ou celui qui portera nos couleurs". "Aujourd'hui travaillons ensemble à l'élaboration du projet", lance-t-elle. "J'aurais d'ailleurs préféré que (le ministre de l'Emploi) Jean-Louis Borloo et (le Premier ministre) Dominique de Villepin participent à nos débats".
Pour Mme Alliot-Marie, "dans le contexte actuel", "nous ne devons pas prendre le risque de la division devant les électeurs". Si le président du Front national Jean-Marie Le Pen n'obtenait pas ses parrainages, "la situation serait certes différente, mais je vous l'ai dit je suis par principe pour une candidature unique". AP
sb/com
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